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Un nouveau concerto pour piano de Beethoven ?

Enfant prodige Beethoven fit ses débuts publics à l’âge de sept ans le 26 mars 1778 à Cologne. Déjà actif en matière de composition, il se mit à écrire ses propres concertos pour piano. Le premier qui a traversé les siècles, est le Concerto en si bémol majeur de 1784 (WoO4) présenté en ouverture du disque. Il ne subista qu’une copie manuscrite de la partition de piano mais avec quelques indications occasionnelles d’orchestration et des tutti d’orchestre. Il était d’ailleurs fait mention de la nomenclature instrumentale : deux flûtes, deux cors et cordes. Le musicologue Willy Hess en fit une édition créée dans les années 1930 avant que d’autres ne retentent l’essai. C’est au tour de ne nous présenter sa propre tentative de reconstitution. Dans l’excellente notice de présentation, l’artiste s’explique : «J’ai voulu créer une version à partir de l’orchestre de la fin du XVIIIe siècle /… / Quant au style, là ou du matériel mélodique additionnel était nécessaire, j’ai essayé de rester aussi proche que possible des mélodies et motifs propres de Beethoven.». Le résultat est assez probant et sonne raisonnablement comme du Beethoven, façon prototype du génie. Mais le talent du pianiste et ses connaissances encyclopédiques dans le domaine de la musique de Beethoven, en font une partition à écouter avec les deux oreilles.

Le Concerto n°2 en si bémol majeur connut une genèse longue et difficile. Les premières esquisses datent de 1787 et la création se déroula en 1795. Mais, coutume de l’époque, les auteurs avaient l’habitude de retarder la publication de leurs partitions afin d’en garder, pour un maximum de temps, l’exclusivité pour un plus grand attrait sur le public. C’est ainsi, qu’il existe sept stades différents de travail de Beethoven sur ce Concerto n°2. Le Rondo en si bémol WoO 6 est ainsi considéré comme un premier final de cette partition.

Ce volume n°2 de cette intégrale de l’œuvre pour piano et orchestre continue vers les sommets de l’excellence déjà observée lors de premier disque de cette édition avec un discours piano/orchestre idéal et un toucher du pianiste qui atteint la perfection des nuances et des dynamiques.

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