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Rodolphe Bruneau-Boulmier et François Meïmoun, compositeurs à venir

Le

Pour l’ultime concert de cette première saison du , la programmation consistait en une carte blanche à deux jeunes compositeurs, et , encadrés par les « ombres » de Piazzolla, Berg et Pécou.

L’œuvre de est celle d’un compositeur en recherche de son style propre. Les influences de Stravinsky, Messiaen ou Ligeti sont prégnantes, surtout dans Et librement il s’égare pour clarinette seule, admirablement interprétée par . Abîme de temps en temps pour violoncelle et clarinette basse reste son œuvre la plus réussie de la soirée, témoignant d’une certaine forme d’ironie désespérée entre les deux instruments aux sonorités graves.

Les pièces de sont d’un langage plus abouti. Bien sûr les ombres tutélaires des aînés planent encore – Boulez au premier chef, s’en étonnera-t-on ? Les trois œuvres proposées, toutes d’écriture complexe et virtuose, poussent les interprètes dans leurs retranchements. C’est toutefois la création En noir et blanc pour violoncelle seul qui a plus retenu notre attention, par sa construction dramatique progressive, dont l’archet de Florian Frère a su rendre justice.

La saison du Cabaret Contemporain se termine comme elle a commencé, et au bout d’un an il est temps d’en faire le bilan. Celui-ci est sans nul doute plus que positif.

Crédit photographique : François Meïmoun © Prix des Muses 2009

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