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Conduite de grand luxe avec Iván Fischer

et son continuent leur exploration des tubes du répertoire symphonique. Venant après une très belle Symphonie n°7 de Beethoven, il est à parier que ce volume consacré aux symphonies n°4 et n°6 est un jalon sur le chemin d’une future intégrale. L’approche d’ reste très «classique». Le chef vise plus à un équilibre entre les pupitres et à une interprétation mesurée qu’à révolutionner l’approche de Beethoven.

Si cette battue attentive permet de fluidifier le discours et de mettre en avant la plastique d’un orchestre toujours aussi épatant et renversant dans la beauté fruitée des couleurs de ses instrumentistes, cette «réserve» interprétative débouche peut-être sur une trop grande sagesse, essentiellement dans la «Pastorale» à laquelle il manque un chouias de folie, même si côté maîtrise des équilibres et des dosages, la direction du chef hongrois est exemplaire. La symphonie n°4, peut être plus formelle que la n°6, se sort mieux de ce traitement. Elle présente ce qu’il faut d’énergie classique et de sens de la progression.

La prise de son Channel, réalisée dans l’acoustique assez magistrale du Palais des Arts de Budapest, permet de ciseler les timbres de l’ qui en terme de précision technique et de beauté des couleurs continue de s’accrocher au trio de tête des grands orchestres mondiaux.

Ce disque ultra-léché ravira les amateurs de prestations orchestrales et ceux qui aiment un Beethoven à la fois traditionnel, assez opulent mais au fini instrumental irréprochable.