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Prospero, le petit marchand de pain

La série des Contes du Musée de la Musique, dont l’objet est de faire découvrir aux plus jeunes la richesse de sa collection d’instruments, s’enrichit d’un opus dédié à un incontournable : le stradivarius. En l’espèce, l’enregistrement donne à entendre « le Provigny », du nom de son dernier propriétaire.

, qui a réalisé la majeure partie des ouvrages de la série, compose l’histoire poétique d’un petit garçon boulanger qui échange son pétrin contre un archet, dans une Italie intemporelle. Le conte s’entend à préserver le mystère autour de la création des stradivarius, bien secondé par des compositions musicales qui évoquent le style baroque et la musique populaire médiévale. En ouverture, le violon résonne de manière non définie, comme un avant-concert, presque de la musique contemporaine, ce qui est bien vu car cela permet d’habiller musicalement le conte, d’ouvrir les oreilles à des sonorités plus modernes, tout en préparant l’entrée en majesté du stradivarius.

Le vocabulaire choisi, l’histoire plutôt élaborée, l’emploi d’expressions italiennes non traduites, les styles musicaux eux-mêmes nécessiteront toutefois l’accompagnement des parents pour que leur enfant (de 7 à 10 ans) puisse s’imprégner du conte et y adhérer. Que l’éditeur puisse conseiller ce conte dès l’âge de 5 ans est aussi mystérieux que la composition du vernis  des stradivarius. A ce propos, la notice documentaire en fin d’ouvrage explique que ce vernis n’a finalement rien de mystérieux, puisqu’on a pu déterminer qu’il n’était composé que d’huile de lin, de résine de pin et d’un pigment rouge provenant de cochenille séchée, un insecte du Mexique vivant sur les figuiers de Barbarie!

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