- ResMusica - https://www.resmusica.com -

Les ensembles Initium et Contraste jouent George Onslow

Face aux 36 quatuors et 34 quintettes à cordes, la production de pour musique de chambre avec vents est modeste, puisqu’elle se limite à quatre opus (totalisant plus de deux  heures de musique tout de même) qui s’inscrivent dans la sphère. Cette proximité d’un musicien romantique français avec la tradition allemande et viennoise peut étonner, mais dans les années 1830 et 1840 c’est en France et non en Allemagne qu’il fallait venir pour découvrir Beethoven joué de manière enfin satisfaisante, par François-Antoine Habeneck à la tête de l’orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire. Et les symphonies d’Onslow s’étaient justement fait une place aux côtés de celles de Beethoven dans les fameux concerts de la Société.

Les quatre œuvres avec vents se divisent en deux groupes, le Sextuor de 1824, une œuvre de relative jeunesse (1824, à 29 ans) qui connut une reconnaissance critique en Allemagne et mit plus de dix ans à être jouée en France, et trois pièces de maturité qui furent composées dans un intervalle de trois ans, le Nonette de 1848, le Septuor de 1849 et le Quintette de 1851. Celles-ci furent conçues pour une fonction précise, dédicacées pour remercier le prince Albert – l’époux de la reine Victoria – pour le Nonette, ou pour stimuler des musiciens destinés à faire rayonner l’œuvre dans les salons (Quintette).

Toutes les œuvres partagent en commun une belle invention mélodique, de la fraîcheur, dont tout drame est absent. Soucieuses de plaire, et y étant parvenues à l’époque (Onslow considérait que le Septuor et le Nonetto avaient rencontrés « le plus grand succès à Paris »), les trois œuvres tardives ne ménagent pas de pause et encore moins de temps mort, et déploient un flux ininterrompu de musique. Si l’humanité est à la recherche du bonheur, mettre la paix en musique peut donner un résultat monotone si on ne l’anime pas avec des ruptures et des contrastes. Il est intéressant de voir ces pièces réunies pour la première fois par Timpani, mais on veillera à les écouter séparément. Le bonheur se consomme lui aussi avec modération.

Le jeune (créé en 2005) rejoint par l’ donnent à ces jolies pièces le fruité et la fluidité propres à leur donner vie et relief, et ils sont la meilleure découverte de ces disques, dont la publication a été soutenue par le programme du Centre de musique romantique française du

(Visited 357 times, 1 visits today)