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Est – Réinvention de la musique de l’Europe orientale

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Milena Dolinova (1856 ?-1891) / Krystof Maratka (1972-) : Csárdás III ; Jocelyn Mienniel (1972-) : Baïkal ; Samuel Strouk (1980-) / François Salque / Vincent Peirani : Medley sur des thèmes roumains ; Mathieu Neveol (1981-) : Rêve ; David Popper (1843-1913) : Rhapsodie hongroise op. 68 ; Kristian Schott (1970-) / François Salque / Vincent Peirani : Csárdás ; Samuel Strouk : Yiddish ; Béla Bartók (1881-1945) : Danses populaires roumaines. François Salque, violoncelle ; Vincent Peirani, accordéon. 1 CD Zig-Zag Territoires. Ref : ZZT110101 ; enregistré au studio Sequenza, Montreuil, France, les 1, 2 et 3 juillet 2010. Code barre : 3 760009 292376. Livret en français et anglais. Durée totale : non indiquée (environ 55’).

 

Violoncelle et accordéon : l’association de ces deux instruments est inattendue, même si les cordes – du violon – sont constamment présentes dans des musiques dites populaires de l’Europe de l’Est, notamment « tziganes ». Mais le violoncelle a une tessiture très étendue et différentes techniques lui permettent des possibilités sonores parfois étonnantes. Cet enregistrement est parsemé de ces effets piquants, voire étranges, jusqu’à faire oublier qu’il s’agit bien d’un violoncelle. Et les sons ainsi produits s’harmonisent parfaitement avec le timbre mélancolique de l’accordéon, surtout sur des mélodies nostalgiques, par exemple de la partie lente d’une rhapsodie hongroise.

La présence, abondante, de jeunes compositeurs est une autre particularité de ce disque. Krystof Maratka, , , , ainsi que , sont tous nés à partir des années 1970. Sur la base d’une tradition millénaire, ils recréent ces musiques avec des touches personnelles (Baïkal de Mienniel) ou la modernité du XXIe siècle (Rêve de Neveol), ou les deux. L’exercice est plus que réussi.

Côté interprétation, la virtuosité des deux musiciens est époustouflante. L’auditeur aura immanquablement le souffle coupé à la fin du Medley sur des thèmes roumains (d’après des improvisations de Stephane Grappelli) ou de la Rhapsodie hongroise de . L’exécution véritablement impressionnante de cette dernière pièce, dont a d’ailleurs utilisé les mêmes thèmes dans plusieurs de ses Rhapsodies hongroises, évoque tout naturellement György Cziffra à son apogée. Les parties lentes, d’une profondeur indescriptible, sont également remarquables.

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