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Un Richard Strauss brillant et juvénile avec Yannick Nézet-Seguin

Dans la foulée de leur dernier disque consacré à Berlioz, et l’ se retrouvent à nouveau, mais cette fois-ci pour un programme entièrement consacré à .

Dans Ein Heldenleben, l’écriture brillante et enfiévrée du compositeur allemand semble convenir davantage au tempérament fougueux du jeune chef, qui parvient à imprimer à sa phalange la lecture essentiellement passionnée et passionnelle qu’il fait d’une partition dont il se plaît à souligner la richesse et la luxuriance. Galvanisant ses forces jusqu’à l’extrême, il obtient de ses instrumentistes une lecture précise et tendue, parfois peut-être excessivement rapide, mais toujours convaincante et parfaitement contrôlée.

Les Vier Letzte Lieder, le chef d’œuvre de la maturité, pourraient se lire comme l’antithèse du poème symphonique qui les précède. Mais si Nézet-Séguin sait aussi trouver la sérénité qui convient à ces pages, il leur laisse en même temps une impression de fraîcheur et de jeunesse qui leur confère davantage le statut d’un recommencement que celui de l’ultime voyage. Le timbre frais et le vibrato serré de , toujours très bien chantante, conviennent parfaitement à cette lecture presque juvénile, qui irait jusqu’à renouveler notre approche et notre écoute de ces pages ultra-connues.

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