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Olivier Vernet rend hommage à Henri Carol

Déjà programmé en partie lors d’un précédent album consacré à la musique en la cathédrale de Monaco (Ligia), nous revient aujourd’hui avec cet album entièrement consacré à ses musiques pour le temps de Noël. Le nom même de Carol évoque bien sûr la fête de Noël, c’est une coïncidence, mais, en bon organiste il sait magnifier le répertoire du Noël français. Né à Montpellier en 1910, le Père après avoir occupé les postes d’organiste et de maitre de chapelle de cette ville, revint souvent jouer l’orgue de la cathédrale tenu ensuite par son ami le Père Joseph Roucairol, organiste et maitre de chapelle de ce lieu magnifique. Ce fut l’occasion de belles rencontres d’amitié et de musiques, dont le public en était toujours l’heureux bénéficiaire, dont les souvenirs ne sont pas prêts de s’éteindre. Il fut par la suite maitre de chapelle, chef de chœur et organiste de la cathédrale de Monaco, ferment très actif de la musique dans la principauté. Il fut assurément attiré et attaché aux mélodies populaires des Noëls qu’il jouait volontiers en concert quelque soit le temps liturgique, manière d’allier le profane au sacré, et de ravir son public, au moyen de quelques variations souvent endiablées.

nous propose un choix de pièces directement extraites de son  livre de Noëls, édité aux éditions Guy Miaille. utilise parfois des mélodies très connues (Les anges dans nos campagnes, Douce nuit, Adeste fideles), plus souvent inédites ou presque (Noëls d’Auvergne, bisontin ou Vellave), on imagine, dans l’intention de renouveler quelque peu les thèmes qui lui plaisait particulièrement. Issu de l’école de Louis Vierne, ces pièces sont de belle facture, tournées vers une écriture néo-classique, s’adaptant à la plupart des orgues, d’esthétiques diverses.

Le choix de l’orgue de l’église Saint-Charles de Monte-Carlo en est la meilleure démonstration : complètement remanié durant les années 70 par le facteur italien Giovanni Tamburini, cet instrument tourné vers l’Italie romantique par ses timbres se prête à merveille à ce jeu des connivences. René Saorgin, en son temps, lui aussi organiste à Monaco, nous avait délecté avec des Noëls de Balbastre (Harmonia Mundi) sur l’orgue voisin de Tende, construit au XIX° siècle par l’italien Serrassi. Ici, l’orgue est clair, timbré, volubile, favorable au jeu perlé et toujours à propos d’, apte à faire mouche dans ce répertoire qui réclame de la gaité, de l’humour et du panache.

Voilà de quoi satisfaire les amateurs d’Henri Carol, mais plus largement un public avide de découvrir un répertoire d’orgue très original, qui s’écoute sans modération.

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