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Rencontre in situ entre Deborah Hay et Laurent Pichaud

Peut-on faire de l’in situ dans l’œuvre de Deborah Hay ? La réponse est Oui. Après un séjour à aux Etats-Unis en 2010 à la rencontre de la performeuse et chorégraphe américain, Laurent Pichaud revient avec ce projet bicéphale, duo ou rencontre un peu déséquilibrée baptisée indivisibilités. Tati moderne, il se débat avec des objets, tandis que la vieille danseuse, née en 1941, psalmodie une ritournelle en étirant ses membres, appuyée sur le dos d’une chaise. L’effet comique de Laurent Pichaud tien à l’absurde plein d’élégance de ses actions.

Peut-on faire de l’in situ au Théâtre de la Bastille ? La réponse est Non. On est loin, sur le plateau du Théâtre de la Bastille, de la liberté des espaces investis par les membres de la Judson Church (Cunningham, Cage…) dont faisait partie Deborah Hay à New-York dans les années 1960. Sorties et déplacements sont libres, nous dit-on à l’entrée de la salle. Mais personne n’ose bouger et reste fasciné par les deux corps en action devant nous. Il ne se passe pourtant pas grand chose pendant cette heure de spectacle. L’intensité de la présence téune des deux interprètes tient à la gravité d’une voix, au souffle d’un harmonica, aux rayures d’un tee-shirt.

Crédit photographique : © Huma Rosentalski

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