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Le retour en force de Boston avec Nelsons

Ce disque marque le retour fracassant de l’Orchestre symphonique de Boston sur la scène discographique mondiale.

À l’image de bon nombre de grands orchestres américains, l’Orchestre symphonique de Boston avait disparu des premières places de l’actualité discographique avec la crise du CD à la fin des années 1990. À l’exception de quelques captations de concert disponibles en téléchargements sous la baguette de James Levine (dont un superbe Daphnis et Chloé de Maurice Ravel et de belles symphonies de Mozart), il fallait chercher des albums Ravel et Brahms, dirigés par Bernard Haitink, pour le label Philips, pour se faire une idée de la dernière mouture discographique de la qualité des pupitres de cet orchestre de légende. C’était tout de même triste pour un orchestre dont la légende s’est établie avec les gravures de Pierre Monteux, Eric Leindsorf ou Seiji Ozawa.

L’arrivée à sa tête d’, le chef le plus adulé du milieu, marque le retour du  dans le giron de DGG. Pour cette première parution le choix s’est porté sur Chostakovitch, musicien cher  au chef d’orchestre.  La rutilance orchestrale est au rendez-vous de cette captation miraculeuse. L’orchestre fait feu de tout bois pour répondre aux sollicitations du chef.  Du velours des cordes à la précision des cuivres, on ne sait qu’admirer dans cette phalange de virtuoses. Certains solos, en particuliers les bois, sont d’une musicalité et d’une profondeur exceptionnelles. Si l’on fait abstraction des enregistrements de Karajan avec Berlin (DGG également), il n’y a pas d’équivalent à cette lecture puissante et conquérante de ces deux partitions avec une Symphonie n°10 d’un creusement dramatique et émotionel rare.

La prise de son est également une merveille de réalisme dans sa restitution de l’amplitude dynamique et de la richesse des timbres de l’orchestre étasunien.