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Le violoncelle à l’honneur au 6e Pornic Classic

Convivialement intégré dans l’esprit des Porniquais, le festival de musique de chambre Pornic Classic livre sa 6e édition en ce haut lieu de villégiature, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Nazaire, en face de Noirmoutier. Cette année, le violoncelle est mis en lumière, avec un octuor de violoncelles le dernier jour.

Reflétant le souci d’offrir un accès le plus large possible à la musique classique, la programmation du festival est volontairement centrée sur des œuvres connues, mais sans jamais tomber dans la facilité. Le , conseil artistique du festival, relève chaque année ce défi avec une réussite grandissante. Le deuxième jour en soirée, le récital du violoncelliste avec le pianiste François Dumont en est une illustration parfaite. Au programme : des pièces « de bis » de Fauré (Après un rêve, Élégie, Papillon…) et la Sonate de en première partie, et en deuxième la Sonate de Chostakovitch, l’Andante cantabile et Pezzo Capriccioso de Tchaïkovski. Au violoncelle, le chant mélodique fauréen se conjugue harmonieusement à la virtuosité de Tchaïkovski, magistralement rendue par . Dans Debussy, on a rarement entendu autant de couleurs – demi-teinte, chaude, transparente, sèche…- dans une grande variété de tons – doux, déterminé, souple, interrogateur, franc.  L’équilibre entre les cordes et le clavier est admirativement maintenu tout au long du concert, fruit certainement d’une merveilleuse entente musicale entre ces deux interprètes, offrant incontestablement « le » point fort de cette édition.

Le samedi en fin de l’après-midi, le Pornic Classic devient « Le Pornic Jazz Classic », avec la trompette inspirée d’ (trompette solo dans les orchestres de Lausanne et de Berne et également chef d’orchestre). Avec des standards de Louis Armstrong, Duke Ellington, George Gershwin, Wynton Marsalis, Miles Davis ou Sidney Bechet, jusqu’à ses propres transcriptions jazzy de la Chanson de Solveig de Grieg et de la Symphonie inachevée de Schubert, le trompettiste et ses trois complices mettent les spectateurs de bonne humeur.

Le apparaît, avec l’altiste , au début du festival avec le Quatuor n°1 de Brahms et « La Truite » de Schubert, mais aussi lors du concert de clôture avec sept autres violoncellistes, le trompettiste et la soprano . Dans un programme éclectique (les première et cinquième Bacchianas Brasileiras de Villa-Lobos, Volkslieder pour trio et voix de Beethoven, le Trio « Tzigane » de Haydn, le Septuor de Saint-Saëns), la festivité mêle la voix et le vent aux cordes et au piano, dans une belle harmonie.

Notons que durant les trois jours du festival, deux master classes, de piano par François Dumont et de musique de chambre par Philippe Aïche, ainsi qu’un concert des étudiants participant à ces classes de maître rassemblent de nombreux mélomanes et contribuent à la relève par une jeune génération de musiciens.

Crédit photographiques :  Trio Elégiaque et © Alain Barré

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