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Clara Mesplé, Cyril Van Ginneken et Konstantinos Alexopoulos : trois jeunes talents à suivre

Tous les étés depuis 2001, le réunit à Paris et en région quelques-uns des musiciens les plus prometteurs de leur génération.


Le vendredi 15 juillet, l’église Sainte-Croix des Arméniens accueillait le . Composé de au violon et de au piano, le jeune duo s’est formé au CRR de Montpellier avant que chacun des musiciens ne poursuive sa formation dans des conservatoires supérieurs à l’étranger.

La Sonate en do mineur pour violon et clavier BWV 1017 de ouvre le concert de façon un peu timide même si tout est en place musicalement. Le duo prend plus d’assurance dans la Sonate n°5 en fa majeur « Le Printemps » op. 24 de Beethoven. Le choix de tempi assez lents peut déconcerter de prime abord mais laisse entendre ensuite un beau travail sur les nuances avec notamment un très beau deuxième mouvement. est également compositeur. Il nous fait découvrir l’une de ses compositions, Kosmos II, réalisée pour un documentaire, pièce à l’ambiance très cinématographique. Le Nocturne de Lili Boulanger, également joué en guise de bis, très poétique, offre un bel équilibre et un beau dialogue entre les instrumentistes. Le concert se termine par la célèbre Sonate de . Le duo semble parfaitement à l’aise avec cette œuvre, prenant là encore des tempi plutôt lents. Le piano domine parfois acoustiquement le violon mais l’on sent une complicité et un plaisir communicatif entre les musiciens de plus en plus à l’aise et détendus au fur et à mesure du concert. Un duo prometteur.

Le lendemain, c’est le jeune pianiste grec (20 ans, également chef d’orchestre et violoniste) qui se produit dans ce même lieu avec comme fil conducteur « le funèbre et le macabre chez les grands romantiques ». Le concert débute par deux pièces de , un Prélude et une Ballade « pour piano seul » qui, même si elles appartiennent à notre siècle, s’insèrent parfaitement dans le thème du programme. On note un beau travail sur le toucher qui laisse apparaître toutes les strates sonores des œuvres. L’interprétation des Funérailles de Liszt manque quelque peu d’élan dramatique pour vraiment nous emporter, au contraire de la Sonate pour piano n° 2 op. 35 de Chopin, dont le Scherzo et la Marche funèbre resteront des moments forts de ce concert. Celui-ci se termine par la Danse macabre de Saint-Saëns arrangée par . L’interprétation manque un peu de mordant et d’ironie mais la technique est bien présente. a proposé un programme ambitieux, tant au niveau de la thématique qu’au niveau technique. Le défi a été bien relevé.

Crédits photographiques : © Festival Jeunes Talents

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