Pour Alexandra Lacroix qui a succédé à Alain Surrans à la tête d'Angers Nantes Opéra depuis le 1er janvier, la saison 26/27 sera la première dans l'institution lyrique. La nouvelle directrice a choisi le thème de « l'amour » décliné autour de « ses preuves et ses épreuves », telles des « variations » explorant le sentiment amoureux. Pour mettre en résonance cette thématique, quatre opéras sont programmés, plus d'une vingtaine de concerts et spectacles pluridisciplinaires, deux spectacles chorégraphiques, la première édition d'un festival jeune public. Plus de 70 représentations au total croiseront les disciplines avec pour but, selon Alexandra Lacroix, d'incarner un élan artistique pour les années à venir, de coopérer avec les partenaires, les artistes, et de faire ainsi rayonner et circuler les œuvres.
Il s'agira d'amour mortel dès l'ouverture de saison avec Orphée et Eurydice de Gluck, mis en scène par Lorraine de Sagazan, à qui l'on doit le spectacle choc Les Chiens donné récemment aux Bouffes du Nord. Sahy Ratia et Jenny Daviet prendront les rôles-titres, sous la baguette d'Alphonse Cemin. Issue fatale également avec The Carmen case sur un livret d'Alexandra Lacroix (à la mise en scène également) et une partition de Diana Soh d'après Bizet. Cet opéra, dans une recréation pour chœur, réunira neuf solistes, le Chœur maison et l'ensemble Ars Nova. Fidélité et infidélité seront vus par le biais du regard des enfants dans Cosi fan tutte, une nouvelle production mutualisée avec d'autres scènes, où la metteuse en scène et performeuse nantaise Phia Menard s'emparera d'un livret « qui pique ». Elsa Benoit, Ambroisine Bré, Jean-Christophe Lanièce et Kaelig Boché incarneront les deux couples. Encore un amour qui finit mal avec Werther mis en scène par Ted Huffman, vu à l'Opéra Comique cette saison avec cette fois les prises de rôle de Julien Behr dans le rôle-titre et Lucie Peyramaure en Charlotte.
Deux spectacles chorégraphiques avec chœur et orchestre sont programmés : toujours dans la thématique de saison, Stabat Maldonne, une création à partir de Maldonne de Leïla Ka pour cinq danseuses, envisagée comme une « expansion chorale et poétique » sur le thème de l'amour maternel, tandis que Age of Content Orchestral du collectif (La) Horde par le Ballet de Marseille s'interrogera sur l'effet produit sur les corps et les interactions sociales par nos existences ultra-connectées. (NF)
Grand Théâtre Angers © Jérôme Pouille et Théâtre-Graslin Nantes ©Martin Argyroglo