Cette troisième saison de Claude Cortese à la tête de l'Opéra de Lausanne s'inscrit dans la continuité de son credo en proposant des oeuvres jamais représentées sur la scène lausannoise. Avec cinq ouvrages ainsi définis par saison en regard de la pléthore d'opéras au catalogue lyrique, c'est pour le moins un contrat centenaire qui attend Claude Cortese. Et tant mieux, parce que jusqu'ici, le pari est réussi, le public, souvent réticent à la nouveauté, répond néanmoins présent.
Cette prochaine saison ouvrira avec une nouvelle production du rare et charmant Mireille de Charles Gounod (4 – 11 octobre) avec la soprano française Vannina Santoni dans le rôle-titre. Nos lignes ont maintes fois vanté ses mérites, plus particulièrement lors de sa prise de rôle du Roméo et Juliette de Gounod à La Scala de Milan en remplacement de Diana Damrau.
Suivra une autre nouvelle production avec Le Tour d'écrou de Benjamin Britten (15 – 22 novembre) mis en scène par Richard Brunel remarqué pour l'excellence de son Billy Budd de Britten à l'Opéra de Lyon l'an dernier.
En version de concert, l'Opéra de Lausanne présentera Agrippina de Georg Friderich Händel (25 novembre) avec l'ensemble Les Accents, Magdalena Kožená dans le rôle-titre et Adèle Charvet dans celui de Néron.
La fin d'année se verra célébrée avec la comédie en musique de Franz Lehár Giuditta (20 – 27 décembre) avec dans le rôle-titre la soprano Camille Schnoor, la entre autres remarquable Arianne de Naxos à Limoges.
L'an prochain débutera avec une production conjointe avec le Grand Théâtre de Genève, avec quatre représentations en version française de l'opéra contemporain Le Cochon enchanté (27 janvier – 3 février) du compositeur britannique Jonathan Dove (né en 1959).
Avec I Capuletti ed i Montecchi de Vincenzo Bellini (7 – 14 mars), cette nouvelle production sera certainement l'un des moments phare de cette nouvelle saison. Le bel canto de cette œuvre sera porté aux sommets avec la Giulietta de Marie Lys et le Roméo de Marina Viotti.
Place ensuite à la vision quasi psychiatrique d'Emmanuelle Bastet dans son Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (25 avril – 2 mai) avec la Mélisande de la soprano Tamara Bounazou, révélation Artiste lyrique des Victoires de la musique classique de 2026. Et, pour clore cette saison lyrique lausannoise, le « tube » programmé : le mythique Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart (28 mai – 8 juin) vu par le metteur en scène italien Andrea Bernard avec le Leporello de la basse Ossian Huskinson que nos lignes avaient appréciée dans son Gremine du Eugène Onéguine de Tchaïkovski à Verbier l'an dernier.
Retour de la danse sur la scène de l'Opéra de Lausanne avec le Ballet de l'Opéra de Lyon qui dansera sur Ballet-Dance, une chorégraphie de Lucinda Childs (20-21 mars) sur des musiques de Philip Glass.
Pour compléter cette nouvelle saison lausannoise, signalons enfin après les récitals de stars lyriques comme Sabine Devieilhe en 2024 et Michael Spyres en 2025, l'Opéra de Lausanne récidive avec un récital du baryton Huw Montague Rendall – digne fils de la mezzo-soprano Diana Montague et du ténor David Rendall que le public genevois applaudissait dans son Alfredo Germont aux côtés de la Violetta de Katia Ricciarelli et du Giorgio Germont de Leo Nucci dans La Traviata emblématique de décembre 1982 ! (JS)