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La GöteborgsOperans Danskompani retrouve le public de la Maison de la danse

Pour son retour à la Maison de la danse de Lyon, deux ans après son dernier passage, la propose une soirée de prestige avec deux des chorégraphes les plus courus par les ballets d'opéras européens, et .

Il y a des noms de chorégraphes qu'il est important aujourd'hui d'afficher lorsqu'on est un ballet d'opéra de renommée internationale. C'est le cas de la en Suède. La compagnie vient régulièrement présenter ses programmes en France. Pour l'ouverture de cette soirée, le public peut découvrir la première française du nouvel opus du suractif , Cold Song. Il est l'un des chorégraphes qui travaille le plus avec les grands ballets d'opéra. Pour preuve ses derniers passages à l'Opéra de Paris et à celui de Genève.

Comme souvent s'appuie sur une matière narrative pour mieux la tordre et lui donner un caractère proche d'un certain surréalisme. Cette fois il a choisi King Arthur de Purcell, ou plus exactement le célèbre air de Cold Song. Il en donne une sorte de remix qui explose l'histoire et la musique de Purcell, avec la composition de et Alex Röser Vatiché. Il propose donc une danse de sept hommes accompagnés d'une femme. Tous en costumes noirs certains en pantalon court avec chaussettes et porte-chaussettes en évidence. Des sortes de tenues de soirées pour une scène agitée et parfois drôle.

On retrouve les marqueurs de Morau. Un espace contraint : un long podium garni de trappes et de tiroirs. Au-dessus : un éclairage façon plateau chirurgical qui monte, descend, s'incline. Il oblige parfois les danseurs à se tordre dans leurs évolutions survoltées. Car ces danseurs ne cessent de tourner, glisser parfois dans une sorte de krump au ralenti. Pas de temps de respiration. L'aspect théâtral des chorégraphies de Marcos Morau est appuyé  par des accessoires scénographies astucieux, comme cette partie du podium qui se transforme en piano-clavecin à roulettes. Autre accessoire incontournable pour illustrer le propos « arthurien » la couronne. Tous les interprètes portent en fin de spectacle une couronne. Les rois sont fous, vive Arthur semble dire Morau dans ce jeu à l'énergie très maîtrisée par les danseurs de la .

De la ressource, il en faut aux danseurs pour aborder la seconde pièce de la soirée. La rigueur et la performance sont sans aucun doute les deux énergies premières de la chorégraphe . Elle présente, Ima. une pièce créée avec le ballet en 2024.

La chorégraphe très souvent invitée des ballets d'opéra propose un vocabulaire tout a fait adapté à la mise en valeur des talents des danseurs de la GöteborgsOperans Danskompani. Les quinze interprètes évoluent sur demi-pointe une bonne partie de la pièce dans une verticalité d'ensemble très caractéristique du travail de Sharon Eyal. L'ouverture par un solo n'est qu'une illusion, un jeu de lumières. Elles s'élargissent et l'ensemble de la troupe apparait dans un groupe. Les mouvements d'ensemble sont impeccablement maîtrisés. Jeux de bras, positions classiques cassées par des déhanchés énergiques. La soliste du début rentre dans le rang et se retrouve la tête coincée dans le bras d'un danseur. Une lumière rouge vient se poser sur ce détail du groupe. Comme une violence soulignée, une contrainte vite effacée. Car cette danse néo-classique moderne de est toujours accompagnée d'une grande sensibilité voire sensualité. La séduction passe par la rigueur. Et le talent des danseurs.

Crédits photographiques :© Tilo Stengel

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