A l’issue de leur assemblée générale annuelle du 22 juin, les artistes associés de l’Adami ont élu les 8 membres, renouvelés chaque année, sur les 24 que compte le conseil d’administration. Le monde lyrique disposera pour trois ans d’une représentante, Anne Sophie Duprels, réélue à ce siège. La soprano interprètera Turandot cette même semaine dans le cadre verdoyant du Holland Park au cœur de Londres.
Les artistes dramatiques disposent de quatre sièges, Nathalie Boyer, Marianne Basler, Jean-Paul Bordes et Christelle Reboul, et les artistes de variétés, jazz et musiques actuelles élus sont Jil Caplan, Dorothée Hannequin et Diane Tell.
L’Adami représente 52 192 artistes-interprètes (+2673 en 2025), à qui elle a reversé 57 millions d’euros, soit une rémunération moyenne de 1092 € par artiste.
Elle a collecté 94,9 millions d’euros en 2025 (+3,47%), et augmenté la part de son budget consacré à l’action artistique et culturelle à 14,7 millions d’euros (+16%), pour une aide à 1461 projets (impliquant 7148 artistes). Soit un soutien moyen juste au-dessus de 10.000€ par projet. Les frais de structure et de gestion s’élèveraient donc à 23,2 millions d’euros, soit presque 25%.
Par comparaison et pour la même période, la SACEM a collecté 1,7 milliard d’€ et en a reversé 1,5 milliard € à 663.000 auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, soit 2262€ par sociétaire. Sa politique de soutien a une taille comparable à celle de l’Adami (pourtant 17 fois plus petite) avec 17,8 millions d’euros soutenants 3 801 projets. Cette politique de soutien, faible en comparaison, permet des frais de structure et de gestion bien inférieurs de 10,76% en 2024, 9,8% en 2025 et continueront à baisser en 2026.