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Talents Adami classique 2026 : un concert prometteur aux Musicales de Normandie

Le concert des « Talents Classique 2026 » réunissait dans le somptueux cadre de la Chapelle Corneille à Rouen huit jeunes talents triés sur le volet, chanteurs et instrumentistes, pour un concert plein de rassurantes promesses.

Comme chaque année, depuis près de 30 ans, l’, société de services aux artistes interprètes, accompagne huit artistes solistes émergeants sélectionnés parmi une centaine de candidats. Véritable dispositif de suivi et de promotion participant à leur visibilité professionnelle. Preuve en est avec ce concert dans le cadre des Musicales de Normandie.

Au sein de cette cuvée 2026, parmi les voix se dégagent le baryton-basse dont on admire l’aisance vocale, tant dans le domaine du Lied « Wer sich der Einsamkeit ergibt » D. 478 de Schubert où l’on est séduit par la diction irréprochable, la richesse en nuances, le legato et les émouvants aigus filés, que dans celui de l’opéra « « Donne mie, la fate a tanti » extrait du Cosi fan tutte de Mozart qui fait valoir une projection insolente et une présence scénique convaincante. Autre baryton, et talent tout aussi éloquent, nous gratifie de deux magnifiques interprétations, vocales et scéniques « Ah ! per sempre io ti perdi » extrait des Puritains de Bellini et un émouvant « Avant de quitter ces lieux » tiré du Faust de Gounod qui impressionne par son incarnation scénique. Face à ce duo de baryton, la soprano lyrique Thaïs Raï-Westphal n’est pas en reste, arguant d’un très joli timbre, d’une diction parfaite, d’une ligne de chant élégante et délicate et d’une ample projection toute en nuances dans un poignant « il faut partir » extrait de La Fille du régiment de Donizetti, suivi d’un envoutant air de Musetta « Quando m’en vo » tiré de La Bohème de Puccini.

Parmi les instrumentistes, le violoniste mérite assurément une mention spéciale pour sa sensibilité musicale et sa virtuosité instrumentale époustouflante, toutes deux exacerbées dans une pièce de sa propre composition Parajillo Caprice pour violon solo. nous fait vivre deux très beaux moments musicaux sur son accordéon de concert qu’il s’agisse de la très poétique « Alouette » de Glinka/Balakiev ou de la virtuose Toccata de Vladimir Malich. On signalera également les excellentes prestations de au piano dans un Wanderer de Liszt (d’après Schubert) sombre, virtuose et tourmenté suivi dans un contraste saisissant du brillant et romantique Allegro de concierto de Granados op. 46, chargé d’allégresse, de fougue et de sonorités espagnoles. au traverso et théorbe dans CPE Bach et à la guitare dans Schubert et Asencio complètent avec brio ce casting, terminé par un désopilant Duo des chats repris tous ensemble.

Voilà un concert qui fait chaud au cœur et nous rassure dans ces temps difficiles sur la pérennité de la musique classique.

Crédit photographique : © Anne Sophie Duprels

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