Mot-clef : Ludwig van Beethoven

Souvenir d’un bicentenaire

Souvenir d’un bicentenaire par Martinon et Entremont

Le bicentenaire de la naissance de Ludwig van Beethoven fut prétexte à moult interprétations de son œuvre magique et impérissable à travers le monde entier. En France, un enregistrement réalisé à l’ORTF le 11 février 1970, diffusé sur France Musique le 2 décembre de la même année dans le cadre d’un cycle Beethoven puis stocké dans les Archives de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) vient rafraîchir notre mémoire et nous ...
Un lion en perruque poudrée

Un lion en perruque poudrée

Le présent enregistrement de la Ricercar Academy s’attache à nous faire redécouvrir certaines partitions laissées par le grand Beethoven pour des ensembles à vent, fort prisés au tournant du XIXe siècle, mais dont le répertoire est de nos jours largement méconnu. Effet de mode, très certainement. Les œuvres choisies appartiennent toutes à la première manière du maître, c’est-à-dire qu’elles emploient un style encore résolument classique, agréable à l’écoute et donc divertissant, ...
Un Beethoven très fortement incarné

Un Beethoven très fortement incarné

Orchestre National de France Ce dernier concert de la prestigieuse série des grands interprètes a créé l’événement car il s’agissait de l’un des tous derniers donné par Kurt Masur avec l’orchestre qu’il a dirigé comme chef principal de 2002 à l’an dernier. L’émotion était perceptible tant chez le chef de 82 ans que chez les musiciens de l’Orchestre National de France. Masur et Beethoven voilà un couple que les ans n’ont ...
Klimt et Géricault

Stephen Kovacevich, Klimt et Géricault

Pour ouvrir le concert, l’Ensemble Orchestral de Paris joue la Sérénade italienne de Wolf, plus connue dans sa version originale pour quatuor. Le début, avec sa mélodie pittoresque confiée à l’alto sur un accompagnement de pizzicatos, fait vraiment songer à la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes, le troisième mouvement de Harold en Italie de Berlioz. Mais on retrouve vite le ton persifleur des miniatures de l’Italienisches Liederbuch. L’œuvre est trop ...
Un nouveau concerto pour piano de Beethoven ?

Un nouveau concerto pour piano de Beethoven ?

Enfant prodige Beethoven fit ses débuts publics à l’âge de sept ans le 26 mars 1778 à Cologne. Déjà actif en matière de composition, il se mit à écrire ses propres concertos pour piano. Le premier qui a traversé les siècles, est le Concerto en si bémol majeur de 1784 (WoO4) présenté en ouverture du disque. Il ne subista qu’une copie manuscrite de la partition de piano mais avec quelques ...
hartmut_haenchen

La consécration de la raison par Hartmut Haenchen

Quelques semaines après un premier concert salle Pleyel, Christian Tetzlaff revenait en compagnie de sa sœur, une artiste qu’on ne connaît guère en France que par sa contribution au quatuor familial. Avec l’aide de Hartmut Haenchen, remplaçant Mikko Franck malade, l’exécution du Double concerto de Brahms remplissait les conditions essentielles d’une réussite. D’abord, les deux solistes formaient un duo cohérent, partageant une même vigueur d’accent, une même virtuosité, et aussi ...
Une invitation à considérer l’œuvre sous un certain éclairage

Une invitation à considérer l’œuvre sous un certain éclairage

André Tubeuf nous offre ici un ouvrage de haute volée, grave et dense, qui suit de peu l’admirable Quatorzième valse parue dans la même collection, en hommage à Dinu Lipatti. On y retrouve la même attention au mouvement créateur, au travail de l’artiste et au message qu’il veut délivrer. Chez Beethoven, « le sérieux moral de sa musique » nous exhorte à l’altruisme. Une « pédagogie » de l’altruisme, tel est le projet de cet ...
Des archives luxueuses

Glyndebourne, des archives luxueuses

Au rythme de deux parutions annuelles, le Festival de Glyndebourne exploite ses archives lointaines et récentes avec un soin éditorial que l’on rencontre désormais trop peu : bel objet sous forme de livre, livret multilingue, traduction du texte chanté, jolies photos. Debussy et Beethoven sont au programme de cette fournée 2009. Eté 1963, Denise Duval affronte le rôle de Mélisande à Glyndebourne ; captation précieuse car il s’agit du seul témoignage complet ...
Pour la 9e de Beethoven : inhumain !

Pour la 9e de Beethoven : inhumain !

Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence Inhumain, oui, le sauna imposé pour les artistes (dans le public, c’est un ballet d’éventails, ad hoc ou improvisés). Devoir jouer ou chanter, par 30° dehors, avec 220 personnes sur scène et 1. 000 dans la salle, à raison de x watts dégagés par chaque corps humain, sous les sunlights et projecteurs divers, et sans clim..., c’est vraiment inhumain. Mais le faire à la perfection, ...
Une Neuvième purement formelle

Une Neuvième purement formelle par la Chambre Philharmonique

Quoique les applaudissements du public de la Cité de la Musique aient été enthousiastes et accompagnés d’acclamations chaleureuses surtout destinées au chœur, l’impression produite par ce concert n’a pas été celle «incroyablement forte et magnifique» digne du génie de Bonn. L’exécution livrée par la Chambre Philharmonique s’est heurtée à de nombreuses imprécisions techniques, à un général manque de masse sonore et surtout de passion. L’inspiration purement formelle du chef d’orchestre ...
Karel Ančerl immortalisé en vidéo

Karel Ančerl immortalisé en vidéo

La somptueuse «Karel Ančerl Gold Edition» de Supraphon s’est achevée en apothéose avec un superbe coffret de 4 CD consacré essentiellement à la musique tchèque méconnue du XXe siècle. Toutefois, Supraphon n’en est pas resté là, et nous propose ce DVD de documents rares relatifs à l’illustre chef tchèque. L’éditeur nous avait déjà offert un DVD équivalent honorant Václav Talich (1883-1961), et il semblait évident qu’il en soit de même ...
Murray Perahia, pianiste et chef d’orchestre

Murray Perahia au Châtelet : le Messie du piano ?

 Depuis cinq ans qu’il n’était plus venu à Paris, on peut dire que Murray Perahia était attendu par le public. Il est curieux que l’intérêt des œuvres programmées comme la qualité de son jeu soient allés crescendo, comme s’il avait voulu se rappeler tout d’abord au bon souvenir de l’audience, avant de livrer toute l’étendue de son art. La Partita de Bach a été rendue de manière très distinguée, le jeu ...
Kondrashin dirige Beethoven et Mozart

Kondrashin dirige Beethoven et Mozart

Ce disque au programme très classique ne présente, a priori, pas de caractéristiques extraordinaires. Il revêt pourtant un intérêt primordial : il propose une version de l’unique symphonie de Beethoven enregistrée en studio par Kirill Kondrachine. Bien connu pour son engagement auprès des compositeurs de son temps et envers la musique russe, Brahms et Mahler, le chef russe qui a pourtant accompagné de très nombreux prestigieux solistes dans les concertos, n’a laissé ...
Le petit Kreisler illustré

Le petit Kreisler illustré

Fritz Kreisler fut certainement le virtuose le plus légendaire de la première moitié du XXe siècle. Né à Vienne, il étudie dans sa ville natale et à Paris, suivant les cours de personnalités comme Anton Bruckner, Joseph Hellmesberger, Joseph Massart, Jules Massenet et Léo Delibes. Sa carrière débute rapidement : dès 1888, il se produit en récital à New York, avant d’entamer une tournée avec le pianiste Moriz Rosenthal. Rentré à ...
Explorateur de l’intime

Radu Lupu, explorateur de l’intime

Dans cette ère de surabondance, la rareté et l’exigence de Radu Lupu font figure d’un mets raffiné que l’on n’accorderait qu’en d’uniques occasions. Son récital parisien, attendu avec cette impatience fébrile qui est la marque des grands événements de la saison, n’a pas failli à sa réputation. Sa concentration impénétrable qu’on méprend pour de l’austérité ouvre littéralement à une autre dimension. Beethoven vu par Lupu c’est accéder à l’intime du compositeur, ...
Ciccolini : un rendez-vous beethovénien à ne pas manquer

Ciccolini : un rendez-vous beethovénien à ne pas manquer

Réjouissons-nous de retrouver cinq des plus fameuses sonates pour piano de Ludwig van Beethoven sous les doigts inspirés d’Aldo Ciccolini. Les enregistrements datent d’une bonne dizaine d’années, époque à laquelle le septuagénaire fringant et sympathique, (comme il l’est toujours), déployait un toucher précis, engagé, viril, générateur d’une profonde poésie, d’une ardeur et d’une robustesse époustouflantes. Voici donc une parfaite occasion d’apprécier l’art d’un authentique maître au parcours exceptionnel. Après ses ...
Il jouait du piano de dos…

Il jouait du piano de dos…

Chamber Orchestra of Europe Avant le début de chaque concert parisien, l’observation minutieuse du public permet au spectateur solitaire de se distraire un peu en attendant l’entrée des artistes. A la Cité de la Musique, dont la salle était quasi pleine (comme souvent depuis tant d’années), et en dépit d’un beau programme Beethoven, quoiqu’un peu spécieux, on ne retrouvait aucun des éléments constitutifs de la cohorte de rombières arthritiques et d’abonnés ...
Quatre siècles de musique

Quatre siècles de musique au Festival l’Eure Poétique et Musicale

Ce deuxième concert à l’affiche du Festival de Musique et au Pays d’Avre, d’Eure et d’Iton, s’est présenté comme un voyage harmonieux à travers quatre siècles de musique, de Mozart à nos jours, permettant une réflexion à la fois sur l’évolution de l’orchestre et sur la forme concerto. Beethoven et Girard se sont confrontés idéalement sur le territoire fertile du concerto soliste, l’un pour piano, l’autre pour violon. Une «échelle ...
De Piaf à la Shoah

De Piaf à la Shoah

Orchestre Symphonique de Mulhouse Depuis le mois de mars et jusqu’à la fin mai, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, et son directeur musical Daniel Klajner, ont souhaité rendre hommage à un compositeur dont le nom parle à peu de gens, alors que sa musique a fait le tour du monde : Norbert Glanzberg. Compositeur d’innombrables chansons (dont les immortelles Padam… Padam… et Mon manège à moi, créées par Edith Piaf) ainsi que de ...
Bravo le Concertgebouw !

Bravo le Concertgebouw !

Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam C’est un demi Concertgebouw d’Amsterdam qui nous a rendu visite en ce samedi d’avril, ses effectifs étant loin d’être au complet pour ce concert Mozart Beethoven. Pour autant ce n’était pas pour faire mode et jouer léger car le chef a utilisé à plein l’effectif dont il disposait, jouant franchement symphonique, comme si de rien n’était, et l’orchestre, bien que moins nombreux que d’autres formations entendues récemment, ...
Souple et flexible

Beethoven par Ronald Brautigam : Souple et flexible

Ronald Brautigam passe avec une facilité déconcertante du piano-forte au piano. Alors qu’il a entamé une intégrale des sonates de Beethoven sur piano-forte, il se lance dans la même aventure avec les concertos du Maître, mais sur un Steinway, cette fois. Ce premier volume montre la flexibilité du pianiste qui profite de son expérience sur instruments d’époque pour la transposer au piano contemporain. Il s’explique ainsi dans la notice de ...
ivan_moravec

Ivan Moravec, étrangement ailleurs…

Si le pianiste Ivan Moravec jouit d’une belle réputation auprès des mélomanes, sa discrétion médiatique n’en a manifestement pas fait une star du clavier propre à remplir de fond en comble une salle comme le Théâtre des Champs-Élysées, dont le troisième balcon resta assez clairsemé. Le programme offrait pourtant de belles choses, même s’il pouvait manquer à la fois d’originalité et de cohérence. Connaissant le style propre de ce pianiste, ...
Un violon ravit la vedette à Martha Argerich

Un violon ravit la vedette à Martha Argerich

Oubliée la direction de Charles Dutoit. Oublié le piano de Martha Argerich dans le Concerto pour piano n°2 de Beethoven. L’émotion ce concert de l’Orchestre de la Suisse Romande était ailleurs. Le violon de Sergey Otrovsky, le tout nouveau premier violon de la phalange genevoise, a ravi la vedette aux deux stars programmées. Mais procédons par ordre. En ouverture, Charles Dutoit dans une direction plus élégante qu’efficace emmène l’Orchestre de la ...
Du fort bon boulot !

Du fort bon boulot !

Rundfunk Sinfonieorchester Berlin Ainsi donc, en à peine un mois, Marek Janowski aura amené à Paris les deux orchestres dont il est le directeur artistique, La Suisse Romande d’abord, et aujourd’hui l’Orchestre de la radio de Berlin, sien depuis 2002. A chaque fois le programme comprenait un concerto et une symphonie, et si nous avions trouvé le programme suisse hétérogène, rien à dire ce soir avec un concert tout Beethoven (jusqu’aux ...
Solennelle et athlétique

Missa Solemnis athlétique par Kurt Masur

Dans sa collection référence, le label Berlin Classics propose des rééditions historiques. En quoi cette Missa Solemnis, parue en 1973, peut-elle rivaliser avec une discographie généreuse et dominée pour les romantiques par un Karajan multirécidiviste ? Cherchons ce qui justifie cet honneur. Tout d’abord une prise de son qui reste extraordinairement claire, évitant toute saturation, et faisant naître des contrastes dynamiques fulgurants. Puis la direction de Kurt Masur, qui est pleine d’énergie et ...
Sonates de Beethoven au pianoforte

Sonates de Beethoven au pianoforte par Yoko Kaneko

L’intérêt pour le répertoire interprété sur pianoforte ne date pas d’hier. Les secrets de fabrication de cet ancêtre du piano moderne sont bien connus, et on crée désormais des copies de modèles anciens avec une précision mathématique, afin de recréer un monde sonore qui serait au plus près de celui du compositeur d’alors. Beethoven n’a pas connu le piano moderne. Dans ses jeunes années, il a joué sur différents pianofortes ...
Hélène Grimaud et un Beethoven tout en pureté

Hélène Grimaud et un Beethoven tout en pureté

Bien qu’Hélène Grimaud ait quitté New York depuis quelque temps déjà, ses apparitions restent des moments attendus par le public parisien. Brillante et médiatisée, «la pianiste aux loups» continue d’exciter la curiosité. Elle est apparue lumineuse et auréolée de blanc ce mercredi soir salle Pleyel. Le Concerto n° 4 s’est déroulé avec naturel sous ses doigts, avec pudeur et sans afféterie. Pas d’excentricité ni de gestes ostentatoires au détriment de la ...
Nathan Milstein, le portrait indispensable

Nathan Milstein, le portrait indispensable

Nathan Milstein (1903- 1992) n’a légué à la postérité que peu de choses sur sa personne. Un livre, aujourd’hui épuisé, et ce portrait réalisé par Christopher Nupen, qu’il a accordé à la fin de sa vie après une réticence farouche. Le documentaire a été gardé dans sa forme initiale (deux parties destinées à la télévision) et assorti, dans ce copieux double DVD, d’un extrait du dernier récital du maître à Stockholm ...
Giovanni Antonini passe héroïquement la 3ème puis joyeusement la 4ème

Giovanni Antonini passe héroïquement la 3ème puis joyeusement la 4ème

Après une version des Symphonies n°1 et n°2 qui avaient reçu à l’époque (2006) de la part de notre chroniqueur un accueil plutôt mitigé, Giovanni Antonini nous revient aujourd’hui avec la suite de ce qui a l’air de s’annoncer comme une intégrale des symphonies de Beethoven, avec les Symphonies n°3 et n°4. Ces deux œuvres ont la particularité d’être vraiment à l’opposé l’une de l’autre. La première est noble et sérieuse ...
Quand on enlève le public…

Quand on enlève le public…

Beethoven a écrit peu d’œuvres pour chœur. On retrouve dans la Messe en ut sa signature, son expressivité exacerbée qui frise parfois l’emphase, sa pâte sonore si dense, son goût pour les contrastes. Les interprètes sont triés sur le volet, sous la baguette d’un chef hors pair. Cet enregistrement public a donc tous les atouts pour séduire ! Pourtant, s’il est effectivement très réussi, il n’est pas aussi enthousiasmant que ce ...