Mot-clef : Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence

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Mimi et Rodolphe les pieds sur Terre à Avignon

Récemment envoyés dans l’espace à Bastille par un Claus Guth pour une fois désireux d’échapper aux confinements lambrissés de Christian Schmidt, les héros de Puccini retrouvent leur mansarde et le célèbre opéra son livret. On a marché sur la Lune ? Objectif Terre ! Terre à terre ? Bien que la sagesse de la lecture de Frédéric Roels et Claire Servais ait ses adeptes, on se passionnera surtout pour la très belle partie ...
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Le Docteur Miracle, opéra bouffe de Bizet

Les occasions d’entendre ce charmant opéra bouffe de Bizet sont plutôt rares, même si le fameux quatuor de l’omelette est vraisemblablement dans toutes les oreilles. On ne dira pas assez les délices que procure ce charmant enregistrement de l’œuvre d’un compositeur de dix-neuf ans, lauréat avec Charles Lecocq d’un concours organisé en 1856 par Offenbach, soucieux de pérenniser le genre alors naissant de l’opérette française. Le livret peut sans doute ...
Une distribution parfaite

Distribution parfaite pour Les Dialogues des Carmélites

Son nom n’apparaît pas dans le programme. Et pourtant, Raymond Duffaut est l’acteur principal de la réussite de cette production des Dialogues des Carmélites. Conseiller artistique de l’Opéra-Théâtre d’Avignon depuis de nombreuses années, sa connaissance de l’opéra est indiscutable. Son expérience de la chose lyrique, son goût et sa perception des voix, son autorité en la matière ont trouvé ici son à-propos. En s’imposant un choix de solistes de langue ...
Comme Clark Gable…

Aida à Avignon, comme Clark Gable…

Comme Clark Gable qui affirmait devoir songer à un bon steak pour se forcer à embrasser sa partenaire Vivian Leigh dans le mythique Autant en emporte le vent, à quoi aurait dû penser le ténor coréen Jeong-Won Lee pour manifester plus d’empressement auprès de la magnifique Indra Thomas ? Sa prestation vocale fut aussi sans couleur, sans chaleur, plate et fade ; et la première aria Celesta Aida, victime d’une tradition tenace, ...
Fin de partie

Fin de partie

Orchestre d’Avignon-Provence «Qu’un mi devienne un fa, chez Haydn ou Beethoven, cela n’a rien d’exceptionnel. Mais quand, chez Ligeti, le mi a été tenu, pianissimo, pendant plus de deux minutes puis se transforme peu à peu en fa, c’est un événement !». Jonathan Schiffman a voulu, une fois de plus, faire découvrir au public, toujours plus nombreux, un compositeur du XXe siècle, compositeur auquel Stanley Kubrick, depuis 2001, l’Odyssée de l’espace, empruntait les ...
Il était une fois…

Il était une fois… La Cenerentola

Cette Cenerentola est à l’image du toucher délicat de Kira Parfeevets au clavecin. Dans le genre difficile du dramma giocoso, cette œuvre fait sourire en légèreté et demi-teintes, sans tomber dans la vulgarité facile. Le décor, avec ses changements à vue des éléments d’architecture et ses projections d’images sur une toile en fond de scène, prend toute sa signification et son relief au 2nd acte. Comme il convient à la ...
Bulles de champagne

Bulles de champagne

Valses de Vienne On retrouve dans cette affiche des noms d’autres productions de l’opéra-Théâtre d’Avignon : le chef Didier Benetti a déjà dirigé, et Jacques Duparc déjà mis en scène, l’Auberge du Cheval Blanc et le Chanteur de Mexico ; Eric Belaud a déjà chorégraphié, outre le Chanteur, le Pays du Sourire et la Belle Hélène ; Noël Lemaître a déjà caressé de ses lumières, outre le Chanteur, le Nouvel An ...
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Le symphonique, un long fleuve tranquille ? Certes non !

Orchestre d’Avignon-Provence Qui donc eût pensé qu’une soirée symphonique ne fût pas un long fleuve tranquille ? Le programme de ce vendredi soir allait nous faire redécouvrir un répertoire peut-être moins connu du grand public, Darius Milhaud et Bohuslav Martinů, encadrés par ces deux grands classiques que sont Ravel et Mozart. Mais ce fut pour beaucoup une découverte que de passer d’une formation de dix instruments à vent, debout autour du chef - pour ...
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Les 18e Nuits des Musiciens, l’Olrap au Trianon

Choisi par la 18e édition du festival Les Nuits des Musiciens, l’Orchestre Lyrique Régional d’Avignon–Provence en a été le seul invité en musique classique, les deux autres concernant la chanson (la veille, Maxime Le Forestier y conviait ses amis) et le jazz (le lendemain, une soirée en l’honneur de Rhoda Scott). Ponctué de quelques œuvres où l’orchestre jouait seul, ce concert était une sorte de gala de solistes ; certains sont ...
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Mikaïl Rudy : « l’impatience de vivre »

Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence Le Roman d’un pianiste, l’impatience de vivre, tel est le titre de l’autobiographie de Mikhaïl Rudy, provisoirement épuisée mais bientôt rééditée avec 5 CD (Emi, Le piano romantique). C’est à cette «impatience de vivre» que nous pensions en regardant le soliste jouer les yeux fermés, un sourire flottant sur les lèvres, la tête accompagnant imperceptiblement le rythme des autres musiciens. A neuf ans il avait fait ...
Une grande première à la télévision française !

Le Chanteur de Mexico, grande première à la télévision française !

Une opérette diffusée en direct à la télévision française, sur une chaîne privée de surcroît (Paris-Première appartenant au groupe de la 6), voilà une grande première ! Fabrice Roux, le producteur, ne cache pas sa joie en lançant avec Raymond Duffaut, du devant de la scène de l’opéra-théâtre d’Avignon, la captation en direct du Chanteur de Mexico. Douze caméras dont deux télécommandées et deux à l’épaule, un long bras articulé qui ...
Pour la 9e de Beethoven : inhumain !

Pour la 9e de Beethoven : inhumain !

Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence Inhumain, oui, le sauna imposé pour les artistes (dans le public, c’est un ballet d’éventails, ad hoc ou improvisés). Devoir jouer ou chanter, par 30° dehors, avec 220 personnes sur scène et 1. 000 dans la salle, à raison de x watts dégagés par chaque corps humain, sous les sunlights et projecteurs divers, et sans clim..., c’est vraiment inhumain. Mais le faire à la perfection, ...
Lucia... sans Lucia !

Lucia… sans Lucia !

Lucia di Lammermoor Osons dire tout haut ce que chacun disait mezzo voce : quelle déception avec Desirée Rancatore dans le rôle-titre, malgré son palmarès prestigieux et sa longue familiarité avec le rôle ! Un joli timbre, certes, dans les aigus tenus, bien qu’un peu nasal, mais beaucoup de difficultés dans les amplitudes, avec une voix qui hésitait entre la gorge dans les médiums et la poitrine dans les basses, flirtant parfois avec ...
Une « petite dinde » bien croquignolette ...

Une « petite dinde » bien croquignolette …

Véronique Il y a un an Véronique était mise en scène par Fanny Ardant au Châtelet. Aujourd’hui une autre Véronique est offerte sur la scène d’Avignon grâce à l’Opéra-Théâtre de Metz et au Grand Théâtre de Limoges : ce bijou d’André Messager, que tout le monde fredonne sans l’avoir vraiment vu, sortirait-il de l’oubli ? Désuète, l’opérette ? Sans doute, et nous en avions déjà fait la remarque à l’occasion du Pays du Sourire. Mais par ...
Un menu bien trop riche pour un Vendredi saint !

Un menu bien trop riche pour un Vendredi saint !

Olrap Sous une apparente unité thématique - la tradition russe -, c’est un festin bien trop riche et trop varié qui nous a été servi - hasard du calendrier - en un jour dévolu au jeûne. Mais enfin, la table était dressée... En hors-d’oeuvre, comme il se doit, et en toute modestie, la création du monde, le chaos primitif et le choc des éléments originels. Tel est en effet le propos de ...
Ah ! Donnez-nous des monstres !

Ah ! Donnez-nous des monstres !

La Clemenza di Tito Ah oui, donnez-nous des monstres ! Donnez-nous des traîtres, des scélérats, de vrais personnages sur lesquels faire nos griffes, jeter nos passions... Epargnez-nous ce qui est trop lisse, trop poli. C’est en 1791, année de sa mort, que Mozart composa cet opera seria - en 18 jours seulement - à la demande de l’empereur Léopold II de Bavière qui devait être sacré roi de Bohême à Prague en cette ...
Que l’ouragan de la jeunesse nous emporte...

Que l’ouragan de la jeunesse nous emporte…

Les orages désirés Voilà une œuvre qui, avec des moyens a minima, vous emporte dans un ouragan intérieur ! A minima pour les décors - une simple estrade -, pour l’orchestre - 14 musiciens en 12 pupitres -, pour la distribution - 7 personnages, pour la composition - d’un classicisme absolu : 4 tableaux représentant chacun une saison dans une année -, pour l’argument - le jeune Hector aime Estelle en silence et ...
Un rendez-vous manqué ?

Un rendez-vous manqué ?

Les Contes d’Hoffman Quel défi que de monter cette œuvre inachevée, composite, voire hétéroclite, le seul opera seria d’Offenbach ! Eric Chevalier a choisi de fonder une homogénéité sur l’unité de lieu - le foyer d’un théâtre à l’italienne -, et sur les multiples clins d’œil mozartiens tissés comme autant de fils d’Ariane (avec notamment un bel hommage au Don Giovanni de Joseph Losey). Et c’est un choix excellent, à l’instar de ...
Une screwball-comédie des années 30

Une screwball-comédie des années 30

Il viaggio a Reims «Le choix d’un tel ouvrage était un peu fou», affirme Raymond Duffaut. Et c’est cette folie qui a soulevé l’adhésion de centaines de participants, à des titres divers, avant de devenir une réussite triomphale sur scène, à Reims bien évidemment puis à Vichy et maintenant à Avignon. Il y a trois ans, le Centre Français de Promotion Lyrique avait en effet imaginé de monter un grand projet, de ...
Auront-ils sauvé le soldat OLRAP ?

Auront-ils sauvé le soldat OLRAP ?

OLRAP L’audience au TGI était fixée au 28 octobre, et l’on ne saurait affirmer que la soirée du 16 ait été déterminante. Et pourtant si jamais démonstration de sympathie et d’estime devait être spectaculaire, c’était bien ce soir-là ... Sur la scène, 280 musiciens venus de 27 orchestres français, 3 chefs qui se sont passé successivement le relais de la baguette (Jun Maerkl, Maxime Venguerov), presque 20 solistes instrumentistes et chanteurs, tous ...
Quel Titan !... Un chef ruisselant... de bonheur !

Quel Titan !… Un chef ruisselant… de bonheur !

Olrap Le sachant en visite privée dans la région, Jonathan Schiffman, chef de l’Olrap, avait invité M. Stapleton, ambassadeur des Etats-Unis en France, à assister à la soirée de clôture de l’année symphonique dans la cité des papes. L’invité fut discret. Du moins a-t-il assisté à une soirée éblouissante, avec deux pièces de Verdi et une Symphonie n°1 de Mahler qui a constitué un sans-faute absolu. Deux cents artistes sur scène ! Pas ...
Pour un coup d’essai ...

Pour un coup d’essai …

La Belle Hélène Après La Grande Duchesse de Gerolstein et Les Brigands, qui avaient obtenu un grand succès, voilà que Gérard Pisani, ex-danseur à l’opéra de Paris, puis acteur et metteur en scène, signe ici sa première Hélène. L’opérette, dit-il, est un genre noble, qui mérite le respect, et qu’il faut tirer vers le haut, vers le beau, vers l’universel. En plein accord avec le décorateur et le costumier, il s’est ...
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Du Pays du Soleil Levant un éblouissement …

Olrap L’affiche nous avait tous trompés : nous imaginions des accords orientaux, un exotisme peut-être anecdotique, puisqu’on nous annonçait un chef, un soliste et un compositeur tous trois japonais. Nous faisions fausse route : nous avons vécu une communion musicale dans une prodigieuse universalité. Kiyotaka Teraoka, jeune chef au parcours déjà prestigieux couronné par des prix internationaux et des critiques très élogieuses, a dirigé avec force et délicatesse, sachant ménager aussi bien les nuances ...
Un rôle-titre éblouissant !

Un rôle-titre éblouissant !

Rigoletto Rien de nouveau quant à la mise en espace signée déjà par le même tandem en décembre 2006 à Marseille : Arnaud Bernard pour la mise en scène et Patrick Meeüs pour les lumières ont réalisé une œuvre intelligente et esthétique, que l’on ne peut que saluer. Rien de nouveau non plus quant au rôle-titre, toujours interprété par Carlos Almaguer. Mais il faut pourtant dire et redire combien ce baryton mexicain est ...
Tout sauf l’enfer...

Tout sauf l’enfer…

Orphée aux Enfers « Les dieux sont tombés sur la tête » titrait avec enthousiasme une de nos consœurs dans un quotidien local. Pour nous en effet, les Enfers de la mythologie orphique et « offenbachique » ont été... tout sauf un enfer ! C’était pourtant une séance en matinée, avec un public « de matinée ». Mais nous en avons reçu malgré tout une véritable bouffée de jouvence et d’entrain. Quel ...
A consommer sans modération

A consommer sans modération

L’Elisir d’amore Donizetti avait tort. « Nous avons une prima donna allemande, écrivait-il avant la première, en mai 1832, un ténor qui bégaie, une basse-bouffe à la voix de chèvre, et une basse française qui ne vaut pas grand-chose ». Il s’attendait à un échec retentissant. Il avait tort, car le public de la première à Milan en 1832, et les critiques, le lui ont bien montré en accordant un succès ...
Les poings dans les poches… même non crevées !

Les poings dans les poches… même non crevées !

La Bohême « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées… », mais pourquoi cette soirée en demi-teinte ? Les voix ? Globalement belles. Les lumières, costumes, décors ? Pas de reproche fondamental. La musique ? bien interprétée. Alors ? Pendant toute la première moitié de cette Bohême, chacun semblait chercher le ton juste, dans le jeu comme dans la voix. Rié Hamada était une Mimi déjà transparente, Karen Vourc’h, habituellement lumineuse, n’était pas dans son meilleur rôle en grisette… ...
L’Auberge swingue, et nous, bien sûr, on a l’béguin !

L’Auberge swingue, et nous, bien sûr, on a l’béguin !

L’Auberge du Cheval Blanc Ce « mammouth de l’opérette » suivant les termes du metteur en scène Jacques Duparc, est d’une belle légèreté ! Les costumes de Danielle Barraud - réalisés par les ateliers de Couture de l’Opéra-Théâtre d’Avignon sous la haute aiguille d’Elsa Briand -, sans donner pour autant dans le « tout bleu, tout bleu », affichent une fraîcheur acidulée de sucre d’orge. Les éclairages de Jacques Chatelet suggèrent la ...
On a retrouvé Jonathan !

On a retrouvé Jonathan !

Concert de Nouvel An Les grands espaces du Far-West, les règlements de compte entre bandits de grands chemins... voilà qui n’est pas banal dans un concert de Nouvel An. Avignon n’est pas Vienne, et si Strauss ne pouvait être oublié (quelle réussite dans le Pizzicato, léger sans mièvrerie, allègre sans précipitation !), Jonathan Schiffman n’oublie pas, lui, qu’il est américain. Il a donc décidé, pour toute cette programmation 2007-2008, de faire entrer ...
La musique d’aujourd’hui en train de s’écrire : on y était !

La musique d’aujourd’hui en train de s’écrire : on y était !

Musiques du XXe siècle On y était, quelle chance ! Les Debussy, Wagner, et autres Mahler de demain seraient-ils boudés à l’instar de leurs illustres aînés ? Le 28 juin à Avignon, il n’y avait guère que deux cents personnes (dont des parents et amis) pour applaudir, ou du moins écouter, des œuvres qui venaient juste de jaillir de la plume de leurs auteurs. Admettons que ces œuvres ne nous paraissent pas immédiatement familières, ni ...