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Tedi Papavrami, il peut le faire !

Dans la notice de présentation, le violoniste nous éclaire sur sa passion pour les sonates de . Fraîchement arrivé en France de son Albanie natale, il découvrit ces sonates par l’intermédiaire du célèbre disque de Vladimir Horowitz. L’adolescent qu’il était, fût d’emblée tenté de transposer pour son violon ces partitions lumineuses et solaires. Au fil des années, approfondissant sa connaissance de l’œuvre de Scarlatti et de ses interprètes, Papavrami se décida à se lancer dans l’aventure de l’adaptation de douze sonates, ce dont témoigne cet enregistrement.

Dans une notice de présentation à la figure de style démonstrative et au verbiage pompeux (éternel défaut des disques Aeon), Jacques Drillon vante l’exercice de la transcription…Certes, cet exercice nous a valu d’assez nombreuses réussites, mais à une époque où l’on voue un culte aux textes originaux, cette démarche et son argumentation sonnent un peu faux. D’autant plus qu’écoute après écoute, on peine à être convaincu par ce travail. Musicalement c’est très bien fait, la sonorité de est chaleureuse et sa technique irréprochable, mais l’esprit de ces partitions nous semble ailleurs. Les couleurs latines de ces pièces sont présentes mais l’élan et la motorique en sont absentes. Comme toujours avec Aeon, la prise de son est exemplaire et donne l’impression d’avoir le violoniste chez soi.

Tedi Papavrami aime les sonates de Scarlatti, il peut les jouer au violon, mais au fond dans un marché discographique saturé on s’interroge sur la pertinence de ce disque.

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