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L’Enfance du Christ par Colin Davis, version LSO

Quatre ans après le dernier volume de son second cycle Berlioz pour le label LSO Live, Sir poursuit son aventure et il reprend une partition qu’il connaît comme personne : L’Enfance du Christ. Il s’agit en effet du troisième enregistrement de l’œuvre sous la houlette du chef (Decca en 1961 et Philips en 1976). Il est d’ailleurs frappant de constater la domination des chefs britanniques dans cette partition (Matthew Best / Hyperion, Stephen Cleobury / EMI, Roger Norrington / Haenssler, John Eliot Gardiner / Erato) dans une discographie plutôt maigrichonne, longtemps marquée par les témoignages de Charles Munch (RCA) et André Cluytens (EMI).

dirige amoureusement cette musique d’enchantement. Sa baguette est attentive à la narration et à la fluidité du propos. Le LSO, souvent mat et brut dans ses prestations, est ici touché par la grâce et les instrumentistes, essentiellement les vents, flottent dans cette apesanteur. Les parties chorales, prépondérantes dans cette œuvre, sont magnifiquement tenues par le Tenebrae Choir, formation fondée en 2001 par Nigel Short, un ancien membre des King’s Singers. Les couleurs et l’homogénéité de ce groupe servent la vision limpide du chef d’orchestre.

Les castings vocaux ont été, à l’exception notable des Troyens, le point faible de ce second cycle Berlioz. La présente distribution, emmenée par l’excellent en narrateur, est cette fois de haut niveau. Tous ces solistes sont de très bons musiciens, même si les timbres ne sont pas toujours des plus caractérisés. Les prises de son LSO live se sont souvent avérées assez décevante. Pourtant, les ingénieurs du son ont, cette fois, réussi à rendre justice aux couleurs de cette partition, enregistrée en concert dans l’éternellement décevante acoustique du Barbican Center de Londres.

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