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Une rentrée prometteuse…

C’est sur les chapeaux de roue que débute la saison musicale de l’. Si avait déjà placé la barre très haut, il y a quelques mois dans ce même théâtre voir notre article, il a, une fois encore, séduit son nouveau public parisien en proposant ce jeudi soir une première partie consacrée exclusivement au compositeur emblématique de la modernité musicale, . Réussite totale, chaque auditeur éprouvant le sentiment de redécouvrir à l’occasion ces deux pages, pourtant bien connues, du maître français. D’abord le Prélude à l’après-midi d’un faune, impressionnant de nuances de couleurs et de raffinements d’orchestration. Ensuite la Mer, dans laquelle le chef exploita toutes les ressources de son orchestre, étirant le temps à son paroxysme pour mieux révéler toutes les subtilités de «Claude de France».

Inutile de parler de la partition de Messiaen, si terne au regard des œuvres qui l’entouraient (mais d’une heureuse brièveté) et réduite au simple rôle de faire-valoir dans l’impatiente attente du Sacre. Pour ce chef-d’œuvre révolutionnaire dont la date de création (1913) coïncide, hasard significatif, avec celle de l’inauguration du Théâtre des Champs-Élysées, le parti-pris rythmique du nouveau chef de l’ ne souffrit aucune ambiguïté : les tempi choisis étaient on ne peut plus rapides, à l’instar de la lecture donnée il y a un an, au point qu’on put, par moments, regretter le retrait de certaines interventions solistes et autres effets de polytonalité au profit d’une dynamique de pure virtuosité agogique. Et c’est pourtant cette virtuosité de l’orchestre qui fut son plus séduisant atout, l’investissement de chacun, la rigueur collective et la force des appuis restituant toute sa révolutionnaire jeunesse à la grande partition mythique de Stravinsky.

Crédit photographique : © DR

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