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Une soirée baroque d’exception

Avant un Requiem très attendu, donné à Montpellier à guichets fermés, après Metz et avant Paris, jouait en première partie de soirée une œuvre de François-André Danican Philidor, le Te Deum (1786) qui recquiert une formation similaire à celle de Mozart. L’œuvre, que Benoît Dratwicki rapproche des motets de Gossec ou Grétry, «caractérisés par un style pompeux, une écriture brillante et dynamique, et de larges mélodies inspirées du bel canto italien», intéresse surtout par ses parties vocales solistes. s’y taille la part du lion, avec une voix bien menée et des vocalises ciselée, même si la voix peine à remplir le vaste Opéra Berlioz.

Le Requiem, dont se sont emparés les baroqueux, de Christie à Malgoire, est à redécouvrir sous la battue d’. Evitant l’éccueil de la grandiloquence, il n’en livre pas moins une lecture peu académique, faisant ressortir les sonorités particulières là où les lectures classiques nous ont habituées à un son d’ensemble. Plus cavalier que recueilli, son Requiem est roboratif et coloré et surtout bien distribué. Les chœurs sont ceux de la Radio Flamande, idéaux de précision sinon toujours de cohésion, justes et riches en belles voix côtés sopranos et ténors. La distribution est homogène, toute de délicatesse et de musicalité dans une superbe robe à taille empire, à la belle présence et aux couleurs cuivrées, vocalement élégant encore que peu assuré, au phrasé évident.

Crédit photographique : Sandrine Piau © Antoine Le Grand / Naïve

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