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Dohnányi et Penderecki, deux sextuors à recommander

Les musiciens de l’ ne sont pas les premiers à aborder ces pièces au disque, mais cette nouvelle interprétation se signale par son excellence.

et ont tous les deux été tentés par une formation instrumentale peu courante. En fait, le sextuor mêlant cordes, piano et vents est une combinaison très heureuse. Le nom du compositeur hongrois demeure connu avant tout grâce à son petit-fils, Christoph Von Dohnányi, célèbre chef d’orchestre. Pianiste virtuose, fut pourtant, avant son exil aux États-Unis en 1949, une figure très importante de la vie musicale hongroise. Ce Sextuor de 1935 pourrait avoir été écrit par un élève de Brahms, malgré quelques touches harmoniques plus audacieuses. De beaux élans nostalgiques y passent dans une atmosphère joviale. Les instruments sont utilisés avec une constante adresse.

En 2000, pour un ensemble de glorieux solistes (Mstislav Rostropovitch, Paul Meyer, etc.), a utilisé une formation analogue sur un ton plus pessimiste. Les passages de tutti sont rares et brefs, séparés par des séquences de récitatifs pour un ou deux instruments. Le second des deux mouvements prend la forme d’une lamentation douloureuse et pensive. En dépit de la modernité du langage, l’œuvre se rapproche de Chostakovitch et, par delà, de Mahler.

Les musiciens de l’ ne sont pas les premiers à aborder ces pièces au disque, mais cette nouvelle interprétation se signale par son excellence. Ils y gardent un très bon équilibre sonore, aidés par une prise de son d’une remarquable précision. Dans Penderecki, les passages les plus agressifs donnent une impression de force sans paraître rébarbatifs. Une nouveauté très recommandable.