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Stenhammar éclairé par Lindberg et le Symphonique d’Anvers

Proposée dans cet album par et le , la Symphonie n° 2 de domine le catalogue du fameux pianiste, chef d’orchestre et compositeur suédois.

Après avoir renié sa  Symphonie n°1 écrite en 1902-1903 pour causes d’affinités brucknériennes trop marquées, Stenhammar s’attela à un second opus symphonique entre 1911 et 1915. Oscillant entre une admiration pour la musique populaire de son pays et pour l’esthétique de Johannes Brahms, son énergie créatrice fut également malmenée par sa fascination pour les deux grands compositeurs nordiques de son temps, Carl Nielsen et Jean Sibelius, qu’il fréquenta professionnellement et amicalement.

A l’écoute de cette  Symphonie en sol mineur on ne peut que constater le formidable bagage technique de Stenhammar et en même temps sa lutte acharnée pour le transformer en une œuvre exceptionnelle. Son écriture s’enrichit de beaucoup d’atouts et dispense un plaisir auditif incontestable grâce à un style soigneusement calibré, habile et sans cesse maîtrisé. Le dynamisme et l’entrain du premier mouvement, Allegro energico, inspiré par un air folklorique suédois met en avant la richesse mélodique de son inspiration. Il contraste avec l’apaisement contenu et dénué de pathos de l’Andante suivant, présenté sous forme d’une procession solennelle. Si le troisième mouvement noté Scherzo, affiche une franche énergie mais reste quelque peu déceptif en raison d’une proximité marquée par des choix très conventionnels, c’est l’ultime section de l’œuvre intitulée Finale. Sostenuto. Allegro vivace alla breve qui domine incontestablement la partition. Certains n’ont pas hésité à le considérer comme l’un des mouvements symphoniques les plus réussis écrits par un Suédois. Une double fugue s’impose et plus encore la section centrale qualifiée de passionato que l’auteur qualifia de « chanson qui déborde du cœur ».

Le Songe, un jeu de rêve (Ett drömspel), une musique de scène de 1916 destinée à la pièce de Strindberg ne s’est jamais imposée bien que le compositeur la considérait hautement. Elle renferme d’ailleurs de belles pages.

et l’Orchestre symphonique d’Anvers en donnent une lecture accomplie venant se nicher à proximité des inoubliables réalisations de Neeme Järvi (BIS, 1982 ; DG, 1992), de Petter Sundkvist (Naxos, 1996) et de Paavo Järvi (Virgin, 1996).