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Marina Rebeka : Ah ! qu’« Elle » est belle !

La soprano rend hommage au répertoire romantique français dans un récital enregistré sous le label qu’elle a elle-même créé, Prima Classic.

La prestation est époustouflante : le timbre capiteux, l’égalité des registres, se plient avec facilité à une tessiture étendue passant avec une facilité inouïe, au véritable sens du terme, des aigus légers de Leïla aux graves de Chimène, de la virtuosité de Juliette à la véhémence de Carmen. fait, en outre, montre de belles intentions musicales, en nous offrant tout un panorama de sons filés, de messe di voce, et de vocalises virtuoses d’une haute précision.

La diction, sans être parfaite, est acceptable, bien qu’elle se perde souvent dans l’émission des aigus. Mais la soprano comprend parfaitement ce qu’elle chante, et caractérise à merveille chacun de ces personnages si différents, grâce à un phrasé particulièrement soigné et une belle palette de couleurs.

Peut-on dire cependant, et c’est plutôt un compliment, que l’on sent dans ce tempérament de feu, plus une bête de scène qu’une habituée des studios ?

Sans être inoubliable, le Sinfonieorchester St. Gallen, sous la baguette de , prolonge les propos de la cantatrice.

In cauda venenum. S’il y a un bémol à ajouter, c’est celui de l’utilité de cet enregistrement, qui nous présente les pages les plus connues de Massenet, Gounod, Bizet et consort. D’autres, depuis des années, ont magnifié ces partitions, souvent en intégrales. N’aurait-il pas fallu y inclure quelques raretés ?

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