Le Kennedy Center qui ne s’appelle plus « The Donald J. Trump and The John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts » continue à faire l’actualité aux Etats-Unis mais pas pour sa programmation de spectacles.
Ce 23 juin, CNN a publié la première image de ce qui se cache derrière la bâche installée en façade le 13 juin, date limite à laquelle le Kennedy Center devait se conformer en retirant le nom de Trump. Selon une photo volée par l’association activiste Hands Off the Arts, co-fondée par Mallory Miller, ancienne directrice adjointe de la programmation de danse de la salle, le nom de Trump a bel et bien été retiré.
Plus tôt dans ce mois, Associated Press avait révélé le 6 juin que le Kennedy Center avait perdu son procès à 1 million de dollars contre le jazzman Chuck Redd, lequel avait annulé son concert de Noël dernier en protestation contre la décision du conseil d’administration qui avait renommé le Kennedy Center en y ajoutant le nom de Trump. Chuck Redd est un vétéran du jazz et jouait au Kennedy Center tous les ans depuis 2006. Le juge a fondé son rejet en application des lois dites « anti-SLAPP » (en quelque sorte « anti-gifles »), qui empêchent les poursuites sans fondement et destinées à faire taire les points de vue opposés sur des questions d’intérêt général.
Après que le Washington National Opera avait annoncé le 9 janvier qu’il allait quitter le Kennedy Center, la compagnie a franchi une nouvelle étape en déposant plainte début juin contre l’institution pour lui réclamer la restitution de 17 millions de dollars de dons reçus au fil des années de ses mécènes. Non seulement le Kennedy Center n’a aucune intention de restituer les fonds, mais sa vice-présidente des relations publiques, Roma Daravi a affirmé dans une déclaration au journal The Hill, spécialisé dans les affaires politiques du Congrès et de la Maison Blanche, que l’organisation avait l’intention d’intenter une contre-action.