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Rachmaninov, Boris Berezovsky, éternelle Russie

Un concert «tout Rachmaninov» pendant l’année de la Russie en France, cela tombe sous le sens. L’affiche était alléchante : , qu’on ne présente plus, le National, le Chœur de Radio-France – qui a encore confirmé ce soir ses progrès – dans trois partitions rarement données du dernier des romantiques.

Le Printemps, œuvre de la maturité, contemporaine du Concerto pour piano n°2, est l’héritier des ballades romantiques pour chœur et orchestre. Conduits fermement par , ancien assistant de Valery Gergiev au Théâtre Mariinsky dans les années 90, chœur et orchestre défendent avec conviction cette page peu jouée, qui nous permet de découvrir la voix d’airain d’Alexeï Tanovitsky, soliste de la troupe de l’ex-Kirov.

Puis vint l’actuel Tsar/star du piano dans le mal-aimé Concerto n°4. Que dire sur qui n’ait pas été dit ? Rien. Contentons-nous de répéter ce qui s’écrit depuis des années à son propos : technique d’une solidité à toute épreuve, jeu flamboyant, sonorité exceptionnelle. La virtuosité requise est ici un jeu d’enfant. Chef et orchestre se font des accompagnateurs attentifs. En bis, pas moins que la seconde partie du dernier mouvement. Et des rappels à n’en plus finir…

Enfin Kolokola, Les Cloches, vaste symphonie chorale, venait clore ce concert mémorable. confirme ses affinités avec le répertoire russe, qu’il connaît et défend dès que possible. Le Chœur de Radio-France domine cette partition complexe. L’ se fait rutilant. Le plateau de solistes ne démérite pas non plus, bien au contraire. Le printemps, sous le signe de l’Eternelle Russie, débute avec panache pour les concerts de Radio-France.

Crédit photographique : Gianandrea Noseda © Jonathan Keenan