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Carte de visite concertante pour le violoncelliste Julian Steckel

Après une solide formation, (né en 1982), bardé de récompenses, joue avec les plus grands orchestres et sous la direction de fameux chefs sans pour autant négliger la musique de chambre qu’il pratique en partenariat avec d’excellents solistes. Pour la saison 2010-2011, il est nommé violoncelle principal de l’Orchestre symphonique  de la Radio de Berlin avec Marek Janowski et membre de l’Orchestre du Festival de Lucerne avec Claudio Abbado. De plus, il enseigne au plus haut niveau et enregistre comme en témoigne cette gravure remarquable. Son jeu traversé de sensibilité et d’expressivité fait merveille et contribue à l’élaboration d’un CD destiné à faire date. Manifestement, il entre en sympathie avec trois noms, trois compositeurs, trois émigrés, trois manières totalement impliquées dans l’écriture de trois chefs-d’œuvre pour violoncelle et orchestre.

Schelomo, Rhapsodie hébraïque (1916) d’ ne pouvait manquer à l’appel. Sa douloureuse et si sincère intensité inspire le soliste et son orchestre allemand (sérieux et impliqué même si pas toujours au plus haut niveau) fortement canalisé par un très bon chef, . Leur enregistrement ne démérite nullement même s’il n’atteint pas le niveau d’excellence de l’historique et incandescente prestation de Rostropovitch avec l’Orchestre  national de France dirigé par Léonard Bernstein (EMI, 1976).

Le Concerto en un mouvement (1946) de ne manque pas de charme et de nostalgie sans négliger pour autant l’utilisation d’harmonies libres et de rudes contrastes. Sa brève durée (12’) justifierait qu’il soit plus souvent proposé au concert.

La participation de au genre date de 1953. Ayant fui les horreurs nazies et perdu nombre de partitions, il repensa à une pièce disparue pour violoncelle et piano composée vers 1932 qu’il conçut alors avec orchestre. Le concerto, en quatre mouvements, offre une certaine parenté thématique avec Schelomo mais plus encore tire une partie de son inspiration chez J.S. Bach. Le beau, la mélancolie et la ferveur habitent ces trois œuvres attachantes et nostalgiques.

 

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