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L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique et Gardiner reviennent à Beethoven

20 ans après une fameuse intégrale, le Beethoven de l’ n’a rien perdu de sa fraîcheur.

Après 25 glorieuses années d’existence, l’ célèbre son anniversaire par ce vivifiant concert au Cadogan Hall. Ce n’est pas avec Berlioz, mais avec les deux symphonies les plus optimistes de Beethoven. Pour une fête, c’est réussi : on ne lasse pas du rebond de ces cordes, légères et musclées, ni de la violence altière des timbales. Sir fait caracoler son orchestre avec une énergie enthousiasmante, en particulier dans le Finale de la Symphonie n° 2, réellement pris au tempo de 152 à la blanche !

Ces plaisirs, on les trouvait déjà dans l’enregistrement intégral des symphonies chez Archiv Produktion, qui porte encore très bien ses vingt ans. Évidemment le fini instrumental est ici inférieur, et le Finale de la Symphonie n° 8 est un peu moins époustouflant, mais cette nouvelle version ne manque pas d’intérêt.
L’acoustique très analytique rend les timbres encore plus acérés que dans l’intégrale de studio. Ceux qui trouvaient cette dernière un peu sèche feront mieux de ne pas s’y risquer. Pourtant, il y a une amélioration notable de la souplesse. Les nuances et les glissandi des cordes dans le Larghetto de la Symphonie n° 2 sont même assez merveilleux d’élégance. Et quelle transparence absolue ! Même en nos temps « historiquement informés », ce niveau de clarté n’est que très rarement atteint par les orchestres jouant sur instruments modernes : il faut chercher du côté de David Zinman avec la Tonhalle de Zurich, chez RCA. Toujours est-il que cette nouvelle interprétation possède une verdeur extrêmement séduisante.