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Un nouvel opus de Nino Rota le symphoniste

Ce sixième volume continue d’explorer l’œuvre symphonique de Nino Rota sous la direction de . Et la magie opère toujours.

L’atout majeur de ce nouvel album est du côté des trois Symphonies, composées respectivement en 1935-1939, 1939-1943 et 1956-1957. se classifie, dans l’imaginaire collectif, comme compositeur de musiques de films. Ses autres productions restent moins connues, voire pas du tout. Il rejoint ainsi la destinée d’autres auteurs souvent uniquement considérés pour leur apport au cinéma (comme Malcolm Arnold, par exemple). Plus loin que l’anecdote, il semble que la notoriété dans un domaine jette un soupçon tenace sur l’autre versant d’une créativité. Et cela fonctionne aussi a contrario : que pense-t-on de la musique filmique de Chostakovitch, Ibert, Honegger, Korngold ? Heureusement, les portes s’ouvrent peu à peu.

Dans le cas de , l’art mélodique et la qualité de l’orchestration ne font que confirmer la nécessité de telles éditions. Il est un touche-à-tout génial et précoce, à la patte très reconnaissable. Une musique qui parle à tous. L’oreille attentive y surprendra l’ombre des grands symphonistes italiens dans les parties lentes : Casella, Pizzetti et Respighi. L’Orchestra Sinfonica di Milano Giuseppe Verdi prend très au sérieux son apport discographique. D’autant plus que cet orchestre jeune, remarqué pour une superbe interprétation intégrale des symphonies de Chostakovitch un peu trop confidentielle, bénéficie d’un chef de l’équilibre, qui ne nous fait ni du grand symphonisme dans les musiques de film (Boccaccio ’70), ni du petit dans les symphonies.

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