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Philippe Boesmans célébré à Bruxelles en 2026

En cette année 2026, , disparu en 2022, aurait fêté ses 90 ans. Le compositeur a entretenu une relation fusionnelle de 40 ans avec La Monnaie, l'institution lyrique bruxelloise aujourd'hui dirigée par Christina Scheppelmann, depuis la commande de La Passion de Gilles par au début de son mandat, jusqu'à l'ultime On purge bébé, créé posthumement à la fin du long règne de .

Pour honorer à la fois l'homme exquis et son œuvre protéiforme, une constellation d'institutions (Flagey, Bozar, Conservatoire) lance la « Boesmans Wave 26 ». Cette célébration, supervisée par ses proches — , , et Benoît Jacques de Dixmude — débutera par un colloque à l'Académie Royale de Belgique ce 11 février. On y attend notamment les interventions de et de , ainsi que la projection d'une toute nouvelle réalisation vidéo autour de la superbe Fanfare II (1971) pour orgue, interprétée par son dédicataire, créateur et interprète d'élection .

Le programme musical du mois de mars sera d'une rare intensité avec, le 6 des créations de jeunes compositeurs en résidence pour quatuors à la Bibliothèque Royale et la reprise d'œuvres chambristes du maître ; le 12, un concert autour du répertoire pour pour piano et cordes du maître au Conservatoire ; le 13, un récital à La Monnaie du baryton Stéphane Degout, interprète de choix du compositeur, accompagné du pianiste et de la soprano ; le 14, à Flagey en début de soirée une masterclasse et un concert de l'orchestre symphonique du Conservatoire de Bruxelles sous la direction de , avec la reprise de la cantate L'eau douce du pardon – jamais redonnée depuis sa création par en 2001 – et en soirée un concert du avec au piano et sous la direction de sera redonné entre autres le concerto-rhapsodie Fin de Nuit. Cette double prestation aura été précédée à 12h30 au Grand Foyer de La Monnaie par un récital consacré à l'œuvre pour piano solo explorée par et , ce dernier proposant également une nouvelle composition élaborée en hommage à son ami disparu.

Entre reprises internationales et études musicologiques, cet hommage prouve que les «trompe-l'oreille » facétieux, raffinés, tendres, humoristiques ou poétiques, instrumentaux ou opératiques de résonnent plus que jamais dans le cœur de la capitale européenne. (BH)

Crédit photographique : © La Monnaie

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