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Claude Debussy (1862-1918) : Préludes pour piano. Ivan Ilić, piano. 1 CD Paraty 108.105. Code barre : 3 576071081059. Enregistrement réalisé à la salle Cortot en avril 2006. Notice bilingue. Durée totale : 77’40’’.

 

La biographie d’ montre que les études universitaires du pianiste témoignent d’un parcours exemplaire : reçu à dix-sept ans à l’Université de Berkeley en Californie dans la classe de Barbara Shearer, il y travaille le piano, la composition, la musique de chambre, la direction d’orchestre et l’improvisation. Il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité ainsi qu’un Bachelor’s of Arts en mathématiques. Bardé de premiers prix et lauréat de nombreuses fondations de renommées internationales, cet artiste a acquis une reconnaissance internationale notamment par son interprétation des Préludes de tout en visitant les plus grandes pages du répertoire, Bach, Chopin, Liszt et notamment Debussy. nous revient ici avec un enregistrement des Préludes pour piano de Debussy qu’il a réalisé en 2006 pendant sa période de résidence à la Cité Internationale des Arts à Paris ou il était alors soutenu par la Fondation Nadia et Lili Boulanger.

En 1906, Debussy écrit à Raoul Bardac : « Ramassez des impressions. Ne vous dépêchez pas de les noter. Parce que la musique a cela de supérieur à la peinture, qu’elle peut centraliser les variations de couleur et de la lumière d’un même aspect ». Par ces mots, le compositeur refusait de réduire sa musique à des mots souvent trop utilisés comme « Symbolisme » ou « impressionnisme ». Il préférait inclure la musique dans une « correspondance mystérieuse » entre la Nature et l’Imagination réfutant l’hypothèse de la recherche d’une reproduction exacte. Tout est donc dans ces Préludes qu’impressions fugaces que le compositeur donne lui-même en titre se référant parfois à Beaudelaire. « Les Sons et les parfums tournent dans l’air du soir » ou à Leconte de Lisle « La Fille aux cheveux de lin » qui n’est pas sans évoquer la douce Mélisande …

Le pianiste est donc mis en garde contre une interprétation par trop « impressionniste » et doit rechercher plutôt l’emploi libéré des résonnances naturelles. Ce à quoi s’emploie de façon limpide Ivan Ilic dans ces Préludes aux titres évocateurs comme Les collines d’Anacapri, Voile, Le vent dans la plaine, Ondine, etc. On regrette un léger souffle dans la prise de son qui altère et étouffe un peu la clarté des couleurs et lumières recherchées mais la qualité technique du jeu du pianiste finit par s’imposer et nous emporter dans un grand tourbillon de sensations entières et fugitives.

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Claude Debussy (1862-1918) : Préludes pour piano. Ivan Ilić, piano. 1 CD Paraty 108.105. Code barre : 3 576071081059. Enregistrement réalisé à la salle Cortot en avril 2006. Notice bilingue. Durée totale : 77’40’’.

 
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