Trump Kennedy Center : vrai faux départ de Trump ?
A Washington ce vendredi 29 mai, le juge fédéral Christopher Cooper a rendu une double décision, laquelle :
– contraint le Trump Kennedy Center de retirer sous 14 jours le nom de Trump de la façade du bâtiment et de tous les documents de l'institution, avec la justification suivante : « C'est le Congrès qui a donné son nom au Kennedy Center, et seul le Congrès peut le changer »;
– suspend la décision de fermeture du bâtiment pour rénovation pour deux ans, estimant que celle-ci pourrait causer des « dommages irréparables ». Toutefois, reconnaissant la nécessité de certains travaux, il autorise le conseil d'administration de l'institution – fort de 36 membres acquis à son président Trump – de poursuivre les travaux les plus urgents « après avoir soigneusement mis en balance, de manière indépendante, ses multiples obligations envers le Centre. »
Donald Trump s'est fendu d'un long message personnel sur son réseau Truth Social, où il interprète la décision de ce juge « nommé par Barack Hussein Obama » comme une décision politicienne : « Le juge Cooper et la gauche radicale préféreraient voir DISPARAÎTRE [le Trump Kennedy Center] plutôt que de laisser le président Trump le transformer en quelque chose dont tout le monde pourrait être fier, à l'instar de ce que j'ai moi-même accompli à maintes reprises tout au long de ma vie, et plus récemment, grâce à tous les travaux de construction, de rénovation et de « remise en état » que nous avons menés à bien avec le ministère de l'Intérieur sur les chutes d'eau, fontaines, monuments et autres éléments de beauté que nous avons redonnés vie dans un Washington, D.C. désormais SÛR ET SÉCURISÉ qui, après une criminalité qui avait atteint des niveaux records, est prospère comme jamais auparavant ! »
Si en conclusion de son message il indique sans ambiguïté qu'il a « chargé le ministère du Commerce de prendre toutes les dispositions nécessaires avec le Congrès afin de permettre le transfert intégral de cette institution, en lui confiant la responsabilité de son fonctionnement, de son entretien et de sa gestion », l'affaire n'est pas close car plus tôt dans la journée la vice-présidente affaires publiques du Trump Kennedy Center, Roma Daravi, avait informé la presse avoir déjà réuni 257 millions de dollars pour la rénovation, et que l'institution était déterminée à « explorer toutes les voies légales pour faire en sorte que le Trump Kennedy Center redevienne un lieu culturel emblématique dont tous les Américains puissent profiter ». Et que les membres du conseil d'administration étaient confiants que la décision d'appel soutiendrait leur volonté de « reconnaître les contributions historiques du Président Trump [au] centre culturel de la nation ».


















