Plus de détails

« Mistress Elizabeth Davenant, her songes ». Robert Johnson (c. 1583-c. 1634) : Woodes, rocks and moutaines ; My lady Mildemays delight ; Allemande ; Pavane ; Have you seen the white lily grow ; Care-Charming Sleep ; Gaillarde ; The carman’s whistle de William Byrd (transcription pour luth) ; Mary Wroth (1587-c. 1651) : When nights black mantle ; How well poore hart ; Good now be still ; John Wilson (1595-1674) : Go happy hart ; Henry Lawes (1595-1662) : Like to the damask rose ; Thomas Campion (1567-1620) : Come you prettie false eyd wanton ; ; songs d’auteurs anonymes. Rebecca Ockenden, soprano ; Sofie Vanden Eynde, luth. 1 CD Ramée RAM 1101. Code barre : 4250128511018. Enregistré en janvier 2010 à la Keizersaal de Saint-Trond. Livret trilingue (anglais, français, allemand), textes chantés traduits en français et en allemand. Durée totale : 68’36 ».

 

Ce disque fait connaître un recueil manuscrit qui fut constitué en 1624 pour , fille d’un riche commerçant d’Oxford. Les lute songs, sacrés ou profanes, qu’il contient sont mis en regards de sonnets de la poétesse de cour Lady Mary Wroth, et de quelques danses pour luth. Le recueil ne contient apparemment pas de pièce célèbre, bien que les auteurs compilés soient assez connus par ailleurs, sauf John Wilson, actif à l’Université d’Oxford. Rebecca Ockenden et Sofie Vanden Eynde réussissent à éviter l’effet de lassitude que peut provoquer cette ribambelle d’airs avec luth. La chanteuse, que l’on connaît surtout par ses apparitions avec les Arts florissants, se tire bien de ce répertoire qui expose la voix sans fard : pour les couleurs et pour l’expression, elle en remontre même à Emma Kirkby, qui a enregistré un album sur Robert Johnson avec le luthiste Anthony Rooley (Virgin). Les poèmes déclamés confirment la finesse de sa diction. Son timbre pur et légèrement mélancolique évoque bien la fragilité du règne des Stuart, cette époque agitée de conflits religieux qui mèneront bientôt à la Guerre civile. Quant à la sobriété de l’expression, agrémentée d’une ornementation mesurée, elle correspond également à l’idée que l’on peut se faire d’une chanteuse amateur de bon niveau, comme a pu l’être . De ce point de vue, les chansons extraites des pièces de théâtre perdent leur substance dramatique, ce qui peut se concevoir si ce recueil était d’abord d’usage domestique ou destiné à un cercle restreint. L’accompagnement de Sofie Vanden Eynde est superbement raffiné, d’une belle clarté dans la polyphonie, bien mis en valeur par la prise de son.

Ce disque vaut d’abord par son programme, qui ne manquera pas d’intéresser les amateurs de chansons anglaises du XVIIe siècle. La qualité de l’interprétation pourra d’ailleurs séduire beaucoup de mélomanes.

(Visited 45 times, 1 visits today)

Plus de détails

« Mistress Elizabeth Davenant, her songes ». Robert Johnson (c. 1583-c. 1634) : Woodes, rocks and moutaines ; My lady Mildemays delight ; Allemande ; Pavane ; Have you seen the white lily grow ; Care-Charming Sleep ; Gaillarde ; The carman’s whistle de William Byrd (transcription pour luth) ; Mary Wroth (1587-c. 1651) : When nights black mantle ; How well poore hart ; Good now be still ; John Wilson (1595-1674) : Go happy hart ; Henry Lawes (1595-1662) : Like to the damask rose ; Thomas Campion (1567-1620) : Come you prettie false eyd wanton ; ; songs d’auteurs anonymes. Rebecca Ockenden, soprano ; Sofie Vanden Eynde, luth. 1 CD Ramée RAM 1101. Code barre : 4250128511018. Enregistré en janvier 2010 à la Keizersaal de Saint-Trond. Livret trilingue (anglais, français, allemand), textes chantés traduits en français et en allemand. Durée totale : 68’36 ».

 
Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.