Rued Langgaard, un Danois surdoué… blessé en plein envol (III)

Aller + loin, Dossiers

Rued Langgaard regagne depuis quelques décennies un peu de sa notoriété. Marginalisé de son vivant, oublié après sa mort, son catalogue a connu une réjouissante résurgence grâce au salutaire repositionnement de sa production au sein de la musique nordique et européenne. Voici l’histoire d’un compositeur connaissant une destinée artistique surprenante le menant du romantisme d’un Gade et de l’expression wagnérienne aux portes de la modernité qui, par plusieurs aspects géniaux, anticipe l’arrivée de Ligeti et Messiaen. Pour accéder au dossier complet : Rued Langgaard, danois surdoué

 

Rued LanggaardCatalogue commenté des œuvres principales

1906

♫ Pièces pour piano : Sommerdag/Summer Day and Sarabnade/Jour d’été et Sarabande.

Musae triumphantes, cantate pour solistes, chœur d’hommes et orchestre. 1906-1907. Première œuvre orchestrale de Langgaard donnée en concert à Copenhague le 8 mars 1908. La critique démolit l’œuvre.

1907

Fantasia patetica, pour orgue, 1907-1910. Elle sera donnée à la Stadtkirke de Bückeburg (Allemagne) le 20 juin 1923.

Drapa (Panegyric/Panégérique). Sur la mort d’Edvard Grieg /On the Death of Edvard Grieg, pour orchestre, 1907-1909. Création à la Société de concert danoise, le 6 décembre 1909.

Heltedød (Mort d’un héros /A Hero’s Death), pour orchestre, 1907-1908.

1908

Symphonie n° 1, Klippepastoraler (Pastorale des rochers/Rock Pastorals), 1908-1911 [plus précisément en 1908-1909, révision entre 1909 et 1911]. Refusée à Copenhague et Stockholm.

Langgaard donna en novembre 1908 les quatre premiers mouvements au piano lors d’un concert privé, se permettant d’improviser les parties orchestrales. Il l’acheva en 1909, la révisa et lui donna sa forme définitive en 1911 (il a 17 ans). Après cette date il ne la révisa jamais. Notons que le sous-titre de cette musique ne fut attribué que dans les années 1940 (1946 exactement) !

Grâce aux relations germaniques de la famille Langgaard, grâce aussi à diverses aides dont celle de la reine Alexandrine, allemande d’origine danoise, un concert put être organisé.

Donnée en création à Berlin, le 10 avril 1913, par l’orchestre philharmonique de cette ville placé sous la direction de Max Fiedler. Le concert fut un succès. Ce moment de triomphe constitue l’un des rares points culminants de sa carrière de compositeur. Au même programme figuraient encore : Preludio patetico pour orgue, composé pour l’orgue moderne de la Philharmonie de Berlin et interprété par le jeune maître, la pièce orchestrale Sfinx et bien sûr cette Symphonie n° 1 en si mineur. Malheureusement il ne parvint pas à intéresser davantage Fiedler qu’il tenta de faire venir à Copenhague et qui ne dirigera que le seul second mouvement à Kristiania (Oslo) en février 1914. Lors de sa première prestation de 1929 dans la capitale danoise la symphonie ne sera pas retenue.

Il la dirigea lui-même lors du troisième et dernier concert organisé par sa Société de musique classique, le 11 avril 1928. A ce concert, il avait inscrit des œuvres de Wagner et Liszt. La critique demeura insensible à son art. Langgaard avait avancé qu’il voulait « contrebalancer les horreurs de la musique moderne. »

Une troisième exécution se déroula en 1984 avec l’Orchestre symphonique de la Radio danoise placé sous la baguette de Frank Shipway (version raccourcie). Rappelons que lors du second concert de sa Société, il avait lui-même dirigé trois mouvements de la Symphonie n° 7 d’Anton Bruckner.

Elle sera redonnée et enregistrée en 1993 sous la direction de . Toutefois le premier enregistrement date de 1992 grâce au chef Ilya Stupel et à l’Orchestre philharmonique .

La Symphonie en si mineur sous-titrée : Klippepastoraler , BVN 32, durée : 60’- 67’ se compose de 5 mouvements : 1. Brændinger og Solglimt (Vague et Instantané de soleil/Surf and Glimpse of Sun), Maestoso ; 2. Fjeldblomster (Fleurs de montagne/Mountain Flowers), Lento ; 3. Sagn (Legend), Lento misterioso ; 4. Opad Fjeldet (Ascension en montagne/Mountain Ascent), Marcato ; 5. Livsmod (Courage), Maestoso allargando. Entusiastico maestoso.

Le troisième mouvement est basé sur une œuvre orchestrale antérieure nommée Et Sagn (Une Légende) tandis que le mouvement suivant est l’orchestration du trio pour piano «Fleurs de montagne » que Langgaard avait composé en août 1908. Le 15 novembre 1908 le jeune Rued présenta les quatre premiers mouvements comme Suite symphonique pour orchestre (extraits) lors d’une soirée privée organisée salle Hornung et Møller de Copenhague. Lors de ce même concert, le public invité et sélectionné put entendre également de Langgaard : des chansons et Drapa, mais aussi l’Ouverture des Maîtres chanteurs de Wagner. Le dernier mouvement fut composé entre janvier et mars 1909. L’ensemble subira des révisions, des modifications, des réorchestrations (au moins à cinq reprises pour le seul premier mouvement). La partition fut totalement terminée à l’automne 1911. Il n’y retouchera plus ensuite.

Fjeldblomster (Fleurs de montagne/Mountain Flowers), trio pour violon, violoncelle et piano.

1909

Chansons sur des textes de Emil Rittershaus, 1909-1914.

Sfinx, poème symphonique pour orchestre, 1909-1910/1913, 8’30. BVN 37. Langgaard dirigea un orchestre en public pour la première fois avec Sfinx le 7 avril 1914. Il dirigea encore cette partition à la Société des concerts de Stockholm le 13 janvier 1916. Elle sera donnée à Göteborg le 12 avril 1916 et à Karlsruhe en sa présence, le 19 janvier 1921. Puis à Bochum à la fin de l’année 1921 et le 9 février 1939 lors d’un Concert du Jeudi conduit par Nikolaj Malko et encore le 5 octobre 1944.

1911

Toccata, pour orgue (version 1911).

1912

Symphonie n° 2, Vaarbrud . Eveil du printemps. Chant de printemps/Break of Spring. Spring Song, avec soprano, 1912-1914/1926-1933. Création à la Société de Concert danois, Copenhague, le 17 novembre 1914. Donnée à Essen le 26 octobre 1921 en présence du compositeur qui assiste à un concert de sa Symphonie n° 2 le 20 mai 1922 à Vienne sous la direction de Hans Seeber van des Floe. Exécution en studio à la Süddeutscher Runfunk, le 3 avril 1925. Seconde version : 1926-1933, création : Radio danoise, 21 mai 1948.

1913

Preludio patetico, pour orgue, 1913.

Blomstervignetter I (Vignettes florales/Flower Vignettes I), pour piano, 1913, 8’30. Quatre mouvements : I. Rødtjørm, II. Aakande, III. Forglemmigej, IV. Tusindfryd.

Lieder von Goethe, pour voix et piano, 1913.

1914

Chansons d’après Jenny Blicher Claussen, 1914.

Quatre chansons (textes de J.P. Jacobsen, T. Lange et R. Langgaard), 1914.

Quatuor à cordes n° 1, 1914-1915/1936.

Variations sur « Mig hjertelig nu længes » (« O Sacred Head ! Now wounded »), quatuor à cordes, 1914-1915.

Fünf Lieder/Cinq lieder (textes de Eichendorf et Heine), 1914.

Waldeslieder (texte de Redwitz), 1914.

1915

Sonate pour violon n° 1.

Septuor, pour instruments à vent.

Symphonie n°3, pour piano, chœur et orchestre, Ungdomsbrus. La Melodia (Le Son de la jeunesse) /Rustle of Youth/Frémissement de la jeunesse, 1915-1916/1925-1927. Création le 9 avril 1918 à la Société musicale danoise, Copenhague, sous la direction du compositeur. Révision : 1925-1929, donnée à la Radio danoise le 4 mai 1934.

Drømmen (Le Rêve/The Dream), pour solistes, chœur et orchestre, 1915-1916, rév. 1945.

Sinfonia interna, pour solistes vocaux, chœur et orchestre, 1915-1916. Langgaard assiste à une représentation de sa Sinfonia interna à Stockholm le 20 janvier 1924 (plus tard rebaptisée L’Etoile de l’Est). Elle ne sera jamais exécutée au Danemark du vivant de Langgaard.

Lyrisches Intermezzo von H. Heine (voix et piano/sangstemme og klavier).

1916

Lokkende Toner (Voix de la tentation/Tones of Temptation), pour chœur mixte.

Sæterjenten (La Sirène/The Mairmaid), pour chœur mixte.

Fantasi-Sonate (Sonate Fantaisie), pour piano, version 1916.

Symphonie n° 4 Løvfald (Chute des feuilles/Fall of the Leaf), 1916. Création au Odd Fellow Palæ (Copenhague), le 7 décembre 1917, sous la direction du compositeur. Exécutée salle de concert de Tivoli (Copenhague) le 31 août 1918. Revue et abrégée en 1920. Il la dirigea le 24 janvier 1921 à Heidelberg et le 2 décembre 1921 à Darmstadt. Exécutée lors d’un Concert du Jeudi le 22 février 1940. Un concert incluant la Symphonie n° 4 sera retransmis sur toutes les radios scandinaves le 13 décembre 1950.

Tonalité : mi bémol majeur (la même que pour sa Symphonie n° 10) peu souvent utilisée dans la musique orchestrale.

La symphonie se décompose en treize courtes sections (durée totale : 26’) : Skovbrus (Bruissement de la forêt /Rustle in the Forest) ; Solstrejf (Rai de soleil /Glimpse of Sun) ; Allargando ; Torden (Orage /Thunderstorm) ; Più lento ; Allegretto pastorale ; Høstligt (Impressions automnales /Autumnal) ; Træt ! (Lassitude Tired) ; Fortvivlelse (Désespoir Despair) ; Tranquillo ; Sempre con moto ; Søndag Morgen (Dimanche matin/les cloches/ Klokkerne ou Sunday Morning/The Bells) ; Forbi ! (Epilogue /At an End).

Le titre initialement envisagé fut : « Nature et méditations ».

Sfærernes Musik (Musique des Sphères), pour solistes (soprano solo), choeur et orchestre (et orchestre lointain), 1916-1918.

Donnée en présence du compositeur, le 26 novembre 1921 à Karlsruhe. Jouée à Berlin le 10 mai 1922 et tombe ensuite dans l’oubli pour n’être ressuscitée que bien plus tard, en 1968, date marquant un fort regain d’intérêt pour ce créateur. A cette occasion, lors du Festival de musique nouvelle nordique à Stockholm, l’œuvre le fit redécouvrir. György Ligeti l’appréciait. La Musique des Sphères ne sera pas donnée au Danemark du vivant de Langgaard !

1917

Tonebilleder (Tone Pictures), pour voix et piano.

Insektarium (The Insectarium), pour piano.

O Blomstringstiden (A la saison des fleurs/In the Flowering Season), pour voix et quatuor à cordes.

Lenaustemninger (Atmosphères de Lenau/Lenau Moods), pour voix et quatuor à cordes.

Sommer (Eté/Summer), pour sangstemme og klavier (voix et piano).

Symphonie n° 5, Steppenatur (Nature de la Steppe/Nature of the Steppe) (version 1), 1917-1918/1920, 1926.

Sera donnée lors du Festival de musique nordique à Copenhague le 16 juin 1919. Première version (version 1926) : Copenhague, 11 avril 1927 ; deuxième version : Copenhague, 8 juillet 1937 par l’Orchestre symphonique de la Radio danoise sous la direction de . Cf. supra le problème des révisions.

En cinq parties (durée totale : 16’) : ‘Sonate’ : Lento misterioso ; Florido ; Pesante ; Coda : ‘Sonate’ con Variazioni ; Andante (version de 1931).

1918

Høstfuglen (L’Oiseau de la moisson/The Harvest Bird), pour chœur mixte, 1918.

Quatuor à cordes n° 2, composition de 1918, rév. 1931.

Loreley-Sange (Chanson de Lorelei/Lorelei Songs), pour voix et piano.

Gitanjali-Hymner (Gitanjali Hymns), pour piano.

Quatuor à cordes n° 4, en la majeur, « Jours d’été », 1918/1931.

Quatuor à cordes n° 6, sur un air populaire suédois, 1918-1919. Donnée salle de concert de Tivoli (Copenhague) le 26 juin 1920.

Saga blot (Une chose du passé), pour orchestre, 1917-1918.

1919

Rosengaardsviser (Ballades dans le Jardins aux roses/Rosengaard Ballads), pour chœur mixte.

Symphonie n° 6, « Himmelrivende » (Le Déchirement des cieux/Les cieux en lambeaux/Heavens Asunder), 1919-1920/1928-1930. Première à Karlsruhe sous sa direction le 15 janvier 1923. Reçue avec un grand enthousiasme par le public de cette ville. Création danoise le 26 septembre 1923 au Odd Fellow Palæ de Copenhague : il dirige l’Orchestre Blüthner (Berlin). L’accueil fut désastreux avec son fort parfum de scandale.

Forme révisée de1926-1930 proposée à la Radio danoise le 29 mai 1935.

Durée : 20’ en quatre morceaux : Thema (Versione I) ; Thema (Versione II) ; Variation I (Introduzione) ; Variation II (Fuga).

Avec ce travail génial Langgaard imagine un temps pouvoir être à l’origine d’une ère d’influence musicale sur la société et la vie des gens. Une fois encore il allait douloureusement déchanter.

Sommersagnsdrama (Drame d’une légende d’été/Summer-Legend Drama), pour orchestre. Plus tard baptisé Saga blot (Une chose du passé/A Thing of the Past). Création lors du Festival de Musique Nordique de Copenhague. Une de ses rares compositions publiées de son vivant.

1920

Sonate pour violon n° 2, 1920-1922. Donnée à Paris le 23 novembre 1923 lors d’un concert de musique danoise. Carl Nielsen conduisait la délégation danoise.

1921

Afgrundsmusik (Musique des Abysses), pour piano, mars 1921, révision 1924.

Fortabelsen (Antikrist) (Damnation-Antikrist), opéra d’église, 1921-1923/1926-1930.

Il en dirigea le Prélude au premier concert de la Société de musique classique le 10 novembre 1927 et en adressa une version révisée à l’été 1930 qui sera refusée par le Théâtre royal de Copenhague en mars 1935. Des extraits de l’opéra sont retransmis à la Radio danoise pour la première fois le 22 mai 1940.

1922

Humoreske (Humoresque), pour cinq instruments à vent et percussion, 1922-1923.

Symfonisk Festspil (Fête symphonique/Symphonic Festival Play). Donné à Berlin le 8 avril 1922.

Serenata lagunosa, pour piano. Création à la Société de musique danoise, Copenhague, 16 février 1922.

1923

Psalmen des Afgrunds, pour piano. Une version ultérieure sera nommée Afgrundsmusik (Musique des abysses/Music of the Abyss)

Antikrist (Antichrist), (Fortabelsen/Damnation), opéra, 1921-1923. Ne verra pas le jour au Danemark du vivant du compositeur puisque créé à la Radio danoise le 28 juin 1980.

1924

Quatuor à cordes n° 3, Inferna. Création le 30 septembre 1924 (noté alors comme Quatuor n° 2). Donné le 29 septembre 1934 pendant le Festival de Musique nordique à Oslo.

1925

Sonate pour piano n° 1, 1925-1928. Création à Plzen (Tchécoslovaquie) le 10 mars 1926.

Symphonie n° 7 « Ved Tordenskjold i Holmens Kirke » (Près de la tombe de Tordenskjold dans l’église de Holmen)/ By Tordenskjold in Holmens Church, 1925-1932. Création sous sa direction lors d’un « Concert populaire » au Odd Fellow Palæ (Copenhague) le 8 mars 1926. Il la dirigea encore le 11 avril 1927 lors d’un concert populaire au Odd Fellow Palae. Version révisée en 1930-1932 et donnée à la Radio danoise le 10 décembre 1955.

Quatuor à cordes n° 5, en fa majeur. Création le 22 octobre 1929 à l’Olympiade des Arts danois. Révisions : 1926-1928 et 1931-1938.

Musique de scène pour la pièce de Julius Magnussen : En Digters Grøm (Le Rêve du poète/A Poet’s Dream), créée au Théâtre royal par l’Orchestre royal sous la direction du compositeur.

1926

Symphonie n° 8 pour ténor, chœur et orchestre, « Minder om Amalienborg » (Souvenirs à Amalienborg/ Memories at Amalienborg), 1926-1928, rév. 1932-1934.

Polarstjernen (L’Etoile du pôle/The Pole Star), pour ensemble de cuivres, 1926/1948.

1930

Flammekamrene (Le Cabinet des flammes/Chambers of Flames), pour piano, 1930-1937.

1931

Symphonie n° 5, version 2, 1917-1920/1931. Diffusée à la Radio d’Etat danoise le 8 juin 1937.

1933

Minder fra Langelinie (Souvenirs de Langelinie/Reminiscences of Langelinie), pour orchestre de vents. Interprété le 26 mai 1935 lors d’un dîner de gala à Christiansborg à l’occasion du mariage du prince de la couronne Frédérik et de la princesse Ingrid.

1934

Sonate pour piano n° 2, 1934-1935.

Adorazione, pour piano.

1935

Messis « Høstens Tid », (The Harvest Time/Le Temps de la moisson), drame en 3 soirées, pour orgue, 1935-1937. Aften, la première soirée fut créée par Langgaard à l’orgue de la cathédrale de Copenhague (Vor Frue Kirke) le 22 avril 1936. Il créa également la deuxième partie intitulée Juan (Messis 2) au même endroit le 15 octobre de la même année mais ne fut pas autorisé (1937) à jouer la troisième soirée « Begravet i Helvede » (Buried in Hell). Il interpréta à l’orgue de la cathédrale de Ribe la première soirée le 7 avril 1950.

« Fra Arild » (« From Arild »), Concerto pour piano et orchestre, d’après Siegfried Langgaard, BNV B29, 1935-1937, durée : 36’. En quatre mouvements : 1. Klipper (Falaises/Cliffs), Allegro ; 2. Brændinger (Déferlante/Surf), Quasi focoso sempre ; 3. Stjernehimmel (Cieux étoilés/Starry Skies), Quasi stesso tempo, piu maestoso ; 4. Høsten Tid (Temps de la moisson/Harvest Time), Molto allegro/Som stormskyer over Kullen i august/Molto allegro/ Like storm clouds over Kullen in August/Tels des nuages orageux au-dessus de Kullen en août.

Arild est un village de pêcheurs de Skullen en Scanie (Suède) où la famille Langgaard passa ses vacances estivales chaque année entre 1898 et 1908.

Hommage émouvant d’un fils à son père disparu trop tôt, un quart de siècle auparavant. Sur la partition manuscrite, Rued inscrit en toute modestie : « Siegfried Langgaard : Concerto pour piano « Depuis Arild », par ». Ne fut jamais achevé par Siegfried puisqu’il mourut en 1914 alors qu’il était profondément impliqué dans sa composition. Complété son fils en 1935 (1937) ». En réalité, le travail appartient bien au fils (surtout au plan de l’orchestration) même s’il s’inspire de certaines pièces pour piano solo du père et de thèmes provenant de son Concerto pour piano n° 1 composé vers 1885. On a repéré chez Siegfried aussi des mesures venant de Franz Liszt et Richard Wagner. Achevé en 1935 avec à ce moment, les seuls trois derniers mouvements ; Langgaard lui ajouta en 1937 un « Epilogue orchestral avec piano obligato » ; incorporé au premier mouvement en 1938. De minimes révisions furent portées en 1948. L’orchestre est puissant et fourni et la musique tourne principalement autour du concept cher au compositeur, à savoir Le Temps de la moisson.

1937

Angelus, la « Légende dorée », pour solistes, chœur et orchestre, 1915/1937. Diffusé à la Radio danoise le 18 décembre 1945 (avec Endens tid).

1939

Endens Tid (Le Temps de la fin /The Time of the End), pour solistes, chœur et orchestre, 1921-1923/1939-1940. Diffusé à la Radio danoise le 18 décembre 1945 (avec Angelus).

1941

Sonate pour piano n° 3.

1942

Symphonie n° 9, Fra Dronning Dagmars By (De la Ville de la reine Dagmar/From the town of Queen Dagmar), 1942. Retransmise pour la première fois à la Radio danoise le 31 mai 1943.

1943

In memoriam Ansgariuis (St. Ansgar In Memoriam), pour chœur mixte.

Concerto pour violon, 1943-1944, créé à la Radio danoise le 29 juillet 1968.

Hymne (Hymn), pour chœur mixte.

1944

Symphonie n° 10, « Hin Tordenbolig » (La Demeure du tonnerre /Yon Dwelling of Thunder), 1944-1945 (exactement du 8 août 1944 au 20 février suivant). BVN 298. Le titre est tiré d’un texte du poète danois Steen Steensen Blicher décrivant une péninsule rocheuse du sud de la Suède nommée Kullen. Le jeune Rued avait passé plusieurs étés de vacances dans cette région magnifique. Le sous-titre est adapté de quelques mots de Shakespeare mis dans la bouche d’Horatio (Hamlet). D’ailleurs, dans une de ses esquisses, le compositeur baptisa temporairement sa partition : « Symphonie Kronborg-Kullen ». Durée : 31’. Radiodiffusée pour la première fois à la Radio danoise le 22 juillet 1947 (concert radiophonique de l’Orchestre symphonique de la maison placé sous la direction de ). Elle est la dernière symphonie que le compositeur entendit. La réception professionnelle fut plus que tiède voire absente.

Symphonie n° 11, « Ixion », 1944-1945, 6’, création à Odense le 29 juillet 1968. BNV 303. Œuvre très courte exigeant quatre tubas supplémentaires.

1945

Skyggeliv (Vie d’ombre/Shadow Life), pour piano, 1914/1945.

Fri Klaversonate (Free Piano Sonata), 1945/1946.

Sonate pour violon n° 3, 1945-1949.

1946

Vidstjernelys (Lumière d’une étoile sauvage/Light of a Wild Star), opéra en un acte, 1921-1923/1946.

Symphonie n° 12, « Hélsingeborg », 8’, 1946. Création : Radio danoise, 22 juillet 1977. BNV 318.

♫ Symphonie n° 13, « Undertro » (Croyance dans les miracles. Pseudo-foi/ Faithlessness. Subfaith), 1946-1947, création à la Radio danoise le 21 octobre 1970.

Gennem Gaderne (A travers les rues/Through the Streets), 3 pièces pour piano, 1918/1946.

1947

Vanvidsfantasia of Madness (Insanity-Fantasia/Fantaisie démente),

pour piano, 1947-1949, trois parties : I. Vanvidsefterårsnat (Folie : Nuit d’automne), II. Efterrårsengel (L’Ange de l’automne), III. Vanvidsgang (Folie : marche), durée totale : 14’.

In tenebras exteriors (Begraver i Helvede) (Inhumé en enfer/Buried in Hell), pour orgue.

Le 15 septembre 1947, la Radio danoise l’enregistre à la cathédrale de Ribe et en retransmet la première exécution pour orgue. Le lendemain, le compositeur la joue encore, cette fois lors d’une réunion d’évêques danois à Ribe.

Interdikt (Interdict), pour orgue et orchestre, 1947-1948.

Suite (Symphonie n° 14), « Morgenen » (Le Matin /The Morning) avec chœur, 1947-1948, version finale : mai 1951. Création : Copenhague, 24 mai 1979. Orchestre symphonique de la Radio danoise, direction . Durée : 29 minutes.

Comprend : Indlednings fanfare (Fanfare d’Ouverture/Opening Fanfare), Upaaagtede Morgenstjerner (Etoiles du matin inaperçues/Morning Stars Unnoticed), Marmorkirken ringer (Les Cloches de l’Eglise de marbre/The Belles of the Marble Church), Radio-Caruso og Tvangsenergi (Caruso sans fil et énergie compulsive/Wireless Caruso and Compulsive Energy), « Farmænd” farer til Kontoret (Pères quittant précipitemment l’office/Daddies Dashing off to the Office)- attaca : Sol og Bøgeskov (Soleil et forêt de hêtres/Sun and Beech Forest). La Fanfare initiale fut composée et ajoutée en juillet 1948 en ayant à l’esprit la Symphonie n° 6. Les titres des mouvements ne furent donnés que tardivement dans le processus de composition mais il laissa entendre qu’éventuellement ils pouvaient être oubliés. La Fanfare d’ouverture est écrite pour un chœur à 8 parties et repose sur un texte du 1er Epitre de saint Paul à saint Timothy, légèrement modifié par le musicien. Le texte du mouvement 5 est emprunté à saint Luc : In tenebras exteriores, ora pro nobis (Aux confins de l’ombre, prie pour nous/In the outermost darkness, pray for us). Le dernier mouvement laisse surgir une brève exclamation en latin, Viva species (Beauté vivante/Live Beauty). Langgaard pense surtout à une vie de beauté que la réalité sur terre ne peut offrir autrement qu’en rêve.

Ungdom (Jeunesse/Youth), 6 chants norvégiens, 1947-1948.

1948

Som Lynet er Kristi Genkomst (As Lightning Cometh Christ Again), pour orgue.

Hvibdjerg-Drapa, pour chœur et orchestre.

Le Béguinage, petite sonate pour piano, 1948-1949. Durée : 18’. Se compose de cinq sections dont seules la première et la quatrième portent un titre : Andante marcato et Quasi organo.

Dies irae pour tuba et piano.

1949

Øde Gader (Les rues désertées/Deserted Streets), orgue.

Symphonie n° 15, « Søstormen » (La Tempête en mer), pour baryton, chœur d’hommes et orchestre, 1937/1949, créée à la Radio danoise, 23 novembre 1976.

Sonate pour violon n° 4.

Fra Højsangen (Du Chant de Salomon /From The Song of Songs), 6 œuvres pour voix solistes, chœur de femmes et orchestre (ou ensemble), 1949, création : Radio danoise, 24 février 1969.

Ecrasez l’infâme, pour violon et piano.

Høsthimmel i Ribe (Ciel de moisson sur Ribe/Harvest Sky Over Ribe) pour orgue , plus tard intitulé Ribestemninger/Ribe Moods/Atmosphères de Ribe. Créé par Langgaard le 7 mai 1949.

Quatuor pour cuivres.

1950

Andante religioso, pour violon et orgue.

Sonate, pour orgue.

Fra Dybet (Des Profondeurs /From the Deep), pour solistes, chœur et orchestre, 1950, révision 1952. 9’. Dernière grande partition achevée de Langgaard, elle véhicule des traits étranges et génère une certaine fascination. Il la révisa trois mois avant sa disparition (juillet). Fra Dybet ne sera pas jouée en public jusqu’en 1993, date de son premier enregistrement.

Søndagssonate (Sonate du Dimanche/Sunday Sonata), pour violon, piano, orgue et grand orchestre, en quatre mouvements, durée : 13’. Œuvre particulière. Jamais exécutée. L’orchestre n’apparaît que dans les seize dernières mesures (in Tempo Presto). Comment interpréter cette structure ? Art ou non-sens ? Méta musique ?

1951

Symphonie n° 16, 1950/1951. Sous-titre « Syndflod af Sol » (Flot de soleil/Sun Deluge). Dernière symphonie, dédicacée à l’ en reconnaissance de son aide. Ne sera cependant créée que le 17 mars 1966 à la Radio danoise.

Blomstervigneter II (Vignettes florales/Flower Vignettes II), pour piano, 6’30. Quatre mouvements dont les titres sont identiques à ceux des Vignettes florales de 1913. : I. Rødtjørm, II. Aakande, III. Forglemmigej, IV. Tusindfryd.

On ajoutera à son catalogue : une centaine de préludes pour orgue, environ 25 motets, 150 mélodies, une cinquantaine d’œuvres pour le piano (dont 6 sonates).

Notes

(1) Bien plus tard (1932) il changera Rud pour Rued afin d’éviter la confusion faisant croire que Rud était le diminutif de Rudolf. De même, il écrivit en 1948 son nom de naissance : Langgård.

(2) A Arild (Arildsläge), un hameau de pécheurs, situé non loin de Kullen.

(3) Rued a probablement suivi l’enseignement d’un professeur en privé entre 1900 et 1909.

(4) Il arrêtera cette activité vers 1907.

(5) Peu à peu ses parents ne lui donnent plus de cours de piano.

(6) Jusqu’en 1910, à deux reprises, il recevra un supplément de 200 Kr. (couronnes) comme aide d’Etat.

(7) A Tulseboda Bruun, Kyrkhult, Blekinge, Suède, du 6 juillet au 24 août.

(8) Pour quelques semaines et pendant trois années consécutives les Langgaard se rendront à Berlin autour de Noël et du Nouvel An.

(9) Du 13 décembre 1911 au janvier 1912, avec ses parents.

(10) La Fondation Raben-Levetzau lui attribue la somme de 400 couronnes.

(11) Sfinx est publié par Wilhelm Hansen Musikforlag à la même époque.

(12) Réparties sur trois années

(13) Valborg Constance Olivia Tetens, née le 3 décembre 1891, son aînée de deux ans. Elle décèdera en 1969.

(14) La Symphonie n° 7 fut publiée à cette époque chez Wilhelm Hansen Musikforlag… mais aux frais du compositeur !

(15) Maison située près de Hakkemosegård entre Høje Tåastrup et Sangeløse. Puis vacances d’été en juillet à Liselund, sur l’île de Møen. Nouvelle installation au 4ème étage d’une maison située au 85 Store Kongensgade, également à Copenhague, dès le 15 septembre 1928.

(16). Refusé en mars 1935.

(17) Il essuie des refus de la part des églises suivantes entre 1931 et 1933 : Holmens Kirke, Taksigelseskirken, Stefankirke, Kongens Lyngby Kirke, Andreaskirken. Et, jusqu’en 1940, il continuera à postuler à un emploi d’organiste dans de nombreuses églises de la capitale et des provinces.

(18) Soirées se déroulant dans les salons de Hornung & Møller, Copenhague.

(19) Juillet-août, voire septembre : 1934 (à Thurø, Troense, Arild), 1935 (Troense, Arild, Helsingborg), 1936 (Troense), 1937 (Skäret, près de Arild et Arild, Suède), 1938 (Troense, Arild), 1939 (Arild), 1940 (Syvstjernen, près de Værløse).

(20) Il s’installe le 13 avril 1934 au deuxième étage du 58 A Bredgade, Copenhague.

(21) Il met ses meubles au quatrième étage du 5 Cort Adelsgade (Copenhague).

(22) 1941 et 1942 à Troense ; 1943 à Hellerup où il fête son 50e anniversaire le 28 juillet ; 1944 et 1945 à Hellerup ; 1946 à Arild ; 1947 à Arild, Helsingborg et Ordrup ; 1948 et 1949 à Hellerup principalement (et quelques jours en avril 1948 à Kattarp, près de Helsingborg) ; 1950 à Arild et Helsingborg ; 1951 à Hellerup et Arild.

(23) Au 10 Storegade, Ribe (aujourd’hui Overdammen).

 

Orientations discographiques

La discographie impliquant la musique de s’est amplement enrichie ces dernières années. La majeure partie des gravures réalisées s’inscrivent à un niveau artistique très élevé et ouvrent une voie royale à la connaissance de cette musique intrinsèquement susceptible de proposer le meilleur et le moins bon. A chacun de faire son choix. Toutefois nous ne signalerons que les enregistrements vraiment indispensables.

Pour un listing plus complet on se reportera à la bibliographie recensée par B.V. Nielsen sur langgaard.dk

Pour l’orchestre

͏Symphonie n° 1, BVN 32.

Orchestre symphonique national danois, dir. . Enregistrée salle de concert de la Radio danoise, 12-18 mai 2007.Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Durée : 60’30. Dacapo 6.220525.

͏Symphonie n° 1. Fra Dybet.

Chœur de la Radio nationale danoise, , dir. . Enregistré dans la salle de concert de la Radio danoise, les 2, 7-9 juin 1993. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Durée : 76’08. Chandos CHAN 9249.

͏Symphonie n° 1.

Orchestre philharmonique , dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en août 1992. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 404. Durée : 45’03.

Symphonies n° 2 et 3. Drapa.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en mai1992. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 405. Durée : 62’51.

Symphonies n° 2 et 3.

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. . Enregistrement : Radio danoise, 6-14 juin 2006. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 6.220516. Durée : 65’43.

Symphonie n° 4. Symphonie n° 5. Symphonie n° 6.

Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. . Enregistré salle de concert de la Radio danoise, Copenhague, 15-17 mai 1991. Texte de présentation : Jørgen Falck et B.V. Nielsen. Durée : 62’55. Chandos CHAN 9064.

͏Symphonie n° 4 (Enregistrement live, 2 avril 1981). Symphonie n° 6 (Enregistrement live, 9 décembre 1977). Sfærernes Musik (Edith Guillaume (soprano), The Danish Radio Choir, enregistrement live, 20 mars 1980). Texte de presentation : Jørgen I. Jensen. Orchestre symphonique de la Radio danoise, dir. . Danacord DACOCD 340-341. Durée : 27’45 + 20’51 + 34’32.

Symphonies n° 4 et 5 (versions I et II).

Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Thomas Dausgaard. Enregistrement : Radio danoise, 2001, 1999. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.224215. Durée : 57’17.

Symphonies n° 4 et 6.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en novembre 1991. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 406. Durée : 68’06.

Symphonies n° 4, 6, 10 et 14. Musique des sphères.

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. , et Ole Schmidt. Enregistrement : 1981, 1977, 1980. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo DACOCD 2CD 56. Durée : 78’17 + 66’13.

Symphonies n° 5, 7 et 9.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistrement réalisé à Lodz (Pologne) en juin 1991. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 407. Durée : 59’09.

Symphonies n° 6, 7 et 8.

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Thomas Dausgaard. Enregistrement : Radio danoise, août 1998 et avril-août 2000. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.224180. Durée : 56’58.

Symphonies n° 8, 14 et 15.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en août 1992. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 409. Durée : 58’54.

Symphonies n° 9, 10 et 11.

Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Thomas Daugaard. Enregistrement : 1999, 2001. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.224182. Durée : 53’37.

Symphonie n° 10. Enregistrée en public à Tivoli, Copenhague, le 28 août 1977, dir. Ole Schmidt ; Suite (Symphonie n° 14). Enregistrement studio en mai 1979, dir. Michael Schønwandt. Chœur de la Radio danoise, Orchestre symphonique de la Radio danoise. Texte de présentation de Knud Ketting. Danacord DACOCD 302. Durée : 60’36.

Symphonies n° 10, 11 et 12.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en juillet 1991. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 408. Durée : 41’35.

Symphonies n° 12, 13 et 14.

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Thomas Dausgaard. Enregistrement : 2004 et 2006. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 6.220517. Durée : 63’48.

Symphonies n° 15 et 16. Drapa. Sphinx. Hvidbjerg-Drapa. Danmarks Radio. Res absurda ?

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, Ensemble vocal danois, dir. Thomas Dausgaard. Texte de présentation : B.V. Nielsen. Enregistrement : salle de concert de la Radio danoise, 2004, 2006, 2007 et 2008. Dacapo 6.220519. Durée : 61’43.

Prélude de l’Opéra Antikrist. Symphonies n° 13 et 16.

Orchestre philharmonique Arthur Rubinstein, dir. Ilya Stupel. Enregistré à Lodz (Pologne) en septembre 1991. Texte de présentation : Jesper Buhl. Danacord DACOCD 410. Durée : 62’39.

« Fra Arild », Concerto pour piano et orchestre d’après des esquisses de Siegfried Langgaard.

Oleg Marshev, piano. Orchestre philharmonique danois du Sud-Jutland, dir. Matthias Aeschbacher. Enregistré au Musikhuset Sønderborg, novembre 1999. Texte de présentation : Mogens Wenzel Andreasen et B.V. Nielsen. Danacord DACOCD 535. Avec le Concerto pour piano et orchestre en mi bémol (n° 1) de Siegfried Langgaard. Durée : 71’15.

Musique des Sphères, pour soprano soli, chœur, orchestre et chœur à distance.Tonebilleder.

(soprano), Chœur de la Radio nationale danoise, Orchestre symphonique national de la Radio danoise, Gennady Rozhdestvensky. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Enregistrement : salle de concert de la Radio danoise, 21-24 février 1996. Chandos CHAN 9517. Durée : 53’21.

Musique des sphères. Endens Tid. Fra Dybet.

Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Thomas Dausgaard. Enregistrement : 2009, 2010. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.220535. Durée : 71’53.

Sinfonia interna.

Anne Margrethe Dahl (soprano), Pia Hansen (mezzo-soprano), Jens Krogsgaard Jensen (ténor). Canzone Choir. , dir. Frans Rasmussen. Enregistrement : Frichsparken, Aarhus, 7-8 mars 1997 et 13-14 février 1998. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.224136. Durée : 64’05.

The End of Time. From the Song of Solomon. Interdict. Carl Nielsen, notre grand compositeur.

Nina Pavlovski (soprano), (ténor), Per Høyer (baryton), Per Salo (orgue), Chœur et Orchestre symphonique national de la Radio danoise, dir. Gennady Rozhdestvensky. Enregistrement de 1999. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Chandos CHAN 9786. Durée : 60’07.

Musique de chambre

Sonate pour violon n° 1 « Viole ». Sonate pour violon n° 2 « Den store Mester kommer ».

Serguei Azizian (violon), Anne Øland (piano). Enregistrement réalisé à Mantziusgården, octobre-décembre 1999. Texte de présentation de Bendt Viinholt Nielsen. Dacapo 8.224153. Durée : 65’04.

Aubade. Sonate n° 3. Courte sonate pour violon. Sonate n° 4. Ecrasez l’infâme!. Andante religioso.

Serguei Azizian (violon), A. Øland (piano). Texte de présentation : B.V. Nielsen. Enregistrement : Lyngby Parkkapel, 2001, 20002. Dacapo 8.226006. Durée : 66’05.

A portrait in chamber music. Mountains flowers ; Scherzo ; Augustinusia ; Septet ; Humoresque ; In the flickering autumn lamloght ; The Chambers of flames ; Ecrasez l’infâme!.

Det Jyske Ensemble (Jutland Ensemble). Enregistrement : date non précisée. Texte de présentation : Bendt Viinholt Nielsen. Classico ClassCD 311. Durée : 69’17.

Quatuors à cordes n° 2, 3, 6. Variations on « Mig hjertelig nu længes ».

Nightingale String Quartet. Enregistrement : salle de concert de l’Académie royale de musique, 2010 et 2011. Texte de présentation : B.V. Nielsen. Dacapo 6.220575. Durée : 70’27.

Lenaustemninger. I Blomstringstiden. Septuor. Quatuor à cordes en fa bémol majeur. Humoresque.

Annette I. Simonsen (mezzo-soprano), Randers Chamber Orchestra. Enregistrement : 1999. Texte de présentation : B.V. Nielsen. Dacapo 8.224139.

Pour le piano

͏ La pianiste danoise Tove Lønskov enregistre en 2002 ce programme Langgaard (auquel elle ajoute les Nocturnes d’Otto Mortensen) sur un CD Kontrapunkt 32327 (code barre : 7 16043 23272 7). Durée totale : 66’24. Texte de présentation : Geoffrey Thomason.

Vanvidsfantasi (Insanity-Fantasia), 1949 ; Blomstervignetter I (Flower Vignettes I) ; La Béguinage, Lille Klaversonata (Little Piano Sonata) ;

Blomstervignetter II (Flower Vignettes II).

Gitanjali-Hymner. Fantasi-Sonate. Nat paa Sundet. Hél-Sfærernes Musik. Vanvidsfantasi.

Berit Johansen Tance (piano). Enregistrement : Mantziugården, Birkerød, 2004. Texte de présentation : Esben Tange. Dacapo 8.226025. Durée : 66’53.

Afgrundsmusik. Insektarium. Vanvidsfantasi. Blomstervignetter I et II ; Le Béguinage.

Rosalind Bevan (piano). Enregistrement : Académie Carl Nielsen, Odense, 1988. Texte de présentation : Søren Hallundbæk Schauser. ClassicO CLASSCD 240. Durée :

Blumenvignetten. Stambogsblad. Sommerferie i Blekinge. Gitanjali-Hymern. Flammekamrene. Smaa Sommerminder. Sonate n° 3. Skyggeliv. Blomstervignetter.

Peter Froundjian (piano). Enregistrement : Villa Siemens, Berlin, juin 1995. Texte de présentation : Peter Froundjian. Danacord DACCOCD 430. Durée : 72’05.

Sarabande. Morgen ved Stranden. Albumsblad. Blomstervignetter. Gitanjali-Hymner. Afgrundsmusik. Sonate n° 1. Flammekamrene. Smaa Sommerminder. Vanvidsfantasi.

Bengt Johnsson (piano). Enregistrement : Académie de musique d’Aarhus, 1984. Texte de présentation : Bengt Johnsson. Danacord DACOCD 369. Durée : 78’25.

Pour l’orgue

Fantasia patetica. Som Lynet et Kristi Genkomst. Preludio patetico. Øde Gader. Nemo contra deum nist deus ipse-Fantasi. Elias i Uvejret. Forbarm dig !

Ulrik Spang-Hanssen. Texte de présentation : Ulrik Spang-Hanssen. Enregistrement : cathédrale d’Aarhus, 2001. ClassicO CLASSCD 390. Durée : 66’29.

Messis, drame pour orgue en trois soirées.

Flemming Dreisig (orgue). Enregistré en 1997-1998 en l’église de Rønne (Danemark). Texte de présentation : Peter Willemoës. 2 CD Danacord DACOCD 485-486. Durée : 55’54 + 68’34.

Musique vocale

Choral songs with secular textes. Rosengaardviser. Motets and Hymn melodies.

Vocal Group Ars Nova, dir. Tamás Vetö. Enregistrement : Eglise saint Matthieu, Copenhague, février 1997. Texte de présentation : B.V. Nielsen. Dacapo Marco Polo 8.224058. Durée : 64’29.

Lieder

Anne Margrethe Dahl (soprano), Ulrich Stærk (piano). Enregistrement : Château Frederiksdal (Lolland), septembre 1994. Texte de présentation : B.V. Nielsen. Dacapo Marco Polo 8.224011. Durée : 65’18.

Opéra

Antichrist, opéra en six scènes.

Joachim Seipp, Kathryn Jayne Carpentier, … Tiroler Symphonieorchestrer Innsbruck, chor des Tiroler Landestheaters, dir. Niels Muus. Enregistré en 1999. Texte de présentation : B.V. Nielsen. 2 CD Danacord DACOCD 517.

 

Sources principales

Jean-Luc Caron. A la découverte de Rued Langgaard. Bulletin de l’Association Française Carl Nielsen (A.F.C.N.) n° 3, 1987, p. 28-98.

Jean-Luc Caron. Carl Nielsen, L’Age d’Homme, 1990.

Sven Holm. Fanfare for a Danish outsider, Nordic Sounds, Nomus, 1993 n° 3, p. 3-8.

Vagn Kappel. Danish Composers, Det Danske Selskab, 1967.

Lansing D. McLoskey. Twentieth Century Danish Music. A Annotated Bibliography and Research Directory, Greenwood Press, 1998.

Bo Marschner. Rued Langgard. Article du New Grove Dictionary of Music and Musicians. MacMillan Publishers, London, 1980.

Bendt Viinholt Nielsen. Rued Langgaards Kompositioner [Rued Langgaard’s Compositions. An Annotated Catalogue of Works], Odense Universitetsforlag, 1991.

Bendt Viinholt Nielsen. Biographical data 1893-1952. Articles and other literature. Interviews. Bibliography. Discography… Informations essentielles réunies sur le site Internet « langgaard.dk ».

Bendt Viinholt Nielsen. Pettersson and Langgaard. Nordic Sounds, Nomus, mars 1988, p. 2-5.

Bendt Viinholt Nielsen. Rued Langgaard. Fondation Langgaard, 1999 (versions anglaise et française).

Bendt Viinholt Nielsen. Nombreux et précieux textes de présentation de la plupart des enregistrements discographiques consacrés à Rued Langgaard.

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