Petits motets de Charpentier

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Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Prélude pour ce que l’on voudra H. 521 ; In odorem unguentorum H. 51 ; Beati omnes qui timent Dominum H. 178 ; O sacramentum pietatis H. 274 ; Pie Jesu H. 427 ; Super flumina Babylonis H. 170 ; Gratiarum actiones pro restituta Regis Christianissimi sanitate anno1686 H. 341 ; Magdalena lugens H. 343 ; Supplicatio pro defunctis H. 328 ; Elisabeth Jacquet de la Guerre (c. 1666-1729) : Sonate en trio en sol mineur. Ensemble Correspondances : Caroline Bardot, Juliette Perret, dessus ; Etienne Bazola, basse-taille ; Béatrice Linon, Alice Julien-Laferrière, violons ; Lucile Perret, Matthieu Bertaud, flûtes ; Laurent Dublanchet, basse de viole ; Cécile Vérolles, basse de violon ; Diego Salamanca, Nicolas Muzy, théorbes ; Sébastien Daucé, orgue, clavecin, direction. 1 CD Zig-Zag Territoires ZZT100601. Code barre : 3760009292291. Enregistré en ?. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 63’33

 

Réunis autour du claveciniste et organiste , les musiciens composant l’ se connaissent depuis leurs études au CNSMD de Lyon. Cette formation vocale et instrumentale créée en 2005 s’est spécialisée dans la musique française du XVIIe siècle, surtout religieuse, et commence à se produire sur les grandes scènes baroques depuis 2009 (Pontoise, Saintes…). C’est avec un programme Charpentier qu’ils signent leur premier album, des petits motets datant des années 1680 : psaumes, élévation, motets de circonstance…ayant rarement voire jamais (H 178, 274, 341) fait l’objet d’un enregistrement. Il s’agit d’œuvres écrites notamment pour les offices religieux du Dauphin, pour une à trois voix (deux dessus, une basse-taille), dessus instrumental (flûtes, violons) et basse continue.

Dans ce répertoire intime, recueilli mais n’ayant rien d’austère, le soin porté à la réalisation mérite d’être souligné, mais l’on est plus convaincu par les instrumentistes que par les chanteurs. Dans les motets en tutti, les voix s’imitent, se répondent bien mais les jeunes chanteurs manquent souvent de personnalité en terme de timbre ou de projection. Les aigus de la soprano sont par ailleurs souvent assez tendus et désagréables à l’écoute. L’impression se confirme dans les pièces solistes où se détache , grâce à de solides médiums et une belle expressivité, notamment dans le poignant Magdalena lugens. On avait d’ailleurs déjà pu apprécier cette soprano au sein des Demoiselles de Saint-Cyr dans les Leçons de Ténèbres de parues chez Ambronay.

Figure également au milieu de ce programme essentiellement vocal une sonate de toute beauté d’Elisabeth Jacquet de la Guerre (1695) qui permet d’apprécier la qualité instrumentale de ce jeune ensemble à suivre.

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