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L’amant jaloux à l’Opéra Comique : Grétry, encore…

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André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813) : L’amant jaloux. Mise en scène : Pierre-Emmanuel Rousseau. Costumes : Pierre-Emmanuel Rousseau, Claudine Crauland. Décors : Thibaud Welchlin. Lumières : Gilles Gentner. Magali Léger, Léonore ; Claire Debono, Isabelle ; Maryline Fallot, Jacinte ; Brad Cooper, Don Alonze ; Frédéric Antoun, Florival ; Vincent Billier, Don Lopez. Le Cercle de l’Harmonie. Direction : Jérémie Rhorer. Réalisation : Martin Fraudreau. 1 DVD Wahoo. WAH 001. Code barre : 9488198759. Enregistré en XI-2009 à l’Opéra Royal de Versailles. Format image : 16/9. Format son Dolby digital stéreo. Synopsis en français et anglais. Sous titrage en anglais, français, allemand, espagnol. Zone 0. Durée 80’.

 

L’année 2009 a vraiment été l’année Grétry, comme le prouve de nouveau cette captation de L’amant jaloux à l’Opéra Royal de Versailles. Après les fastes d’Andromaque, le conte de fée de Zémire et Azor, l’académisme de Céphale et Procris, on découvre une nouvelle facette du talent protéiforme du compositeur, avec ce charmant opéra-comique sentimental, dont la musique évoque plus d’une fois la délicatesse mozartienne.

Comme toute œuvre du genre, L’amant jaloux mélange musique facile, texte parlé et quelques grands airs ou ensembles plus élaborés, ce qui en fait toute sa fragilité. Il faut en effet une mise en scène pouvant faire oublier la désuétude (voire le ridicule) de l’action, et des interprètes funambules capables de servir le texte, parlé comme chanté, et de faire ressortir l’élégance des mélodies. Or, le compte n’y est pas tout à fait.

La production, classique, dans d’assez jolis décors et des costumes plutôt hideux, est gentiment convenue, ce qui laisse aux musiciens le fardeau de défendre l’œuvre. Mais Maryline Fallot est une Jacinte trémulante et incompréhensible, une Isabelle mal fagotée et hors propos, un don Lopez incolore, tous les trois s’exprimant dans un volapuk particulièrement disgracieux, qui ne permet de comprendre qu’un mot sur dix, juste assez pour saisir l’intrigue. Cela n’est rien comparé à l’accent à couper au couteau de Brad Cooper (qui incarne pourtant un officier français !)

Fort heureusement nous restent l’adorable , dont la beauté physique et vocale, la luminosité et la souplesse font merveille, y compris dans le seul vrai grand air de la partition, un véritable moment de grâce. Très charmant également le Florival de , qui vocalise à ravir et maîtrise parfaitement la voix de tête dans sa gracieuse sérénade. Sous la direction superlative de , le Cercle de l’Harmonie sonne comme la plus raffinée des œuvres de Mozart.

Pour eux, pour le charme et la rareté de l’œuvre, il convient de posséder et de visionner ce DVD. Mais probablement n’y reviendra t-on pas très souvent.

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