Catarina Cornaro, une version rare

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Gaetano Donizetti (1797-1848) : Catarina Cornaro. Margherita Rinaldi, Caterina Cornaro ; Ottavio Garaventa, Gerardo ; Licinio Montefusco, Lusignano ; Guido Mazzini, Andrea Cornaro ; Gianni Scocci, Mocenigo ; Lodovico Malvasi, Strozzi ; Marco Vinicio, Un cavaliere ; Anna Maria Balboni, Matilde. Orchestra Sinfonica e Coro di Torino della RAI (chef de chœur : Fulvio Angius), direction : Elio Boncompagni. 2 CD Bongiovanni GB 2410/11-2. Enregistré sur le vif à Turin le 30 août 1974. ADD. Notice en italien et anglais. Durée : 104’08’’

 

Pendant les années 1970, la Catarina Cornaro de semblait vivre une certaine renaissance. et Montserrat Caballè se sont notamment intéressées au rôle gratifiant de la reine de Chypre, et leurs partenaires s’appelaient , José Carreras, Renato Bruson ou encore .

Alors que des témoignages de ces représentations circulent depuis longtemps chez les collectionneurs, l’éditeur italien Bongiovanni nous propose aujourd’hui une version plus rare : un concert enregistré à la radio italienne en 1974 avec une distribution moins illustre, mais assez fréquente en Italie à cette époque.

Ainsi, interprète le rôle-titre. Gilda à la RAI auprès de Luciano Pavarotti, Linda di Chamounix à la Scala aux côtés d’Alfredo Kraus, elle s’aventure ici dans un emploi plus lourd – trop lourd. Le timbre est jeune, les vocalises ne lui posent aucun problème, mais dans les nombreux passages dramatiques, la voix se durcit considérablement.

Côté interprétation elle fait ce qu’elle peut, mais le timbre est trop avare de couleurs pour traduire la douleur et le destin tragique de Catarina. ne possède ni le timbre d’Aragall ni le charisme du jeune Carreras. Mais peut-on lui en vouloir ? Saluons plutôt ses qualités : un timbre viril, un aigu lumineux, un phrasé élégant et un chant toujours nuancé. C’est déjà beaucoup. Lusignano est chanté par dont le timbre velouté nous rappelle celui de Renato Bruson. Comme son célèbre confrère d’ailleurs, il mise plus sur un beau legato et de superbes demi-teintes que sur des accents dramatiques et un aigu éclatant.

Parmi les rôles secondaires, signalons les prestations efficaces de et . En revanche, nous préférons nous taire à propos du Mocenigo de . Sans être particulièrement inspiré, nous livre une lecture compétente de la partition. Dommage seulement, qu’il ait pratiqué autant de coupures.

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