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Emmanuel Chabrier (1841-1894) Fête polonaise, Villanelle des petits canards, Pastorale des cochons roses, L’île heureuse, L’enfant, Scherzo-valse, Habanera, Cortège burlesque, Mélancolie, Feuillet d’album, Ballabile, Chanson pour Jeanne, Couplets de Mariette, Chanson de l’alouette, Que les amants ont de peine, Espana. Brigitte Balleys, soprano ; Laurent Martin, Eric Cerantola, piano. 1 CD Ligia Digital Lidi 0201205-09 distribution Harmonia Mundi. Code barre 3 487549 902052. Enregistré en 2009. Notice en français-anglais. Durée 62’48

 

Ce CD-portrait a visiblement été conçu par un amoureux de la musique d’, au point d’avoir voulu y caser toutes les facettes de cet inclassable musicien, avec les moyens du bord, et plus ou moins de bonheur.

Avec six morceaux sur seize, les œuvres expressément écrites pour piano, à deux ou quatre mains, se taillent la part du lion, et sont particulièrement réussies. Les ambiances sont variées, tantôt farceuses, tantôt entraînantes, tantôt sérieuses, mais toutes plus raffinées les unes que les autres. y fait valoir à la fois son admiration pour Chabrier et son talent de pianiste.

Dans le même ordre d’idées, les six mélodies proposées sont toutes aussi contrastées, avec d’abord les célèbres « volailleries » sur des textes d’un humour subtil de Rosemonde Gérard et Edmond Rostand, où montre un certain talent de diseuse et beaucoup d’esprit. Les suivantes, d’un registre plus classique, plus sentimental, sont d’écoute moins agréable, le timbre de la mezzo-soprano, pas particulièrement séduisant, et son souffle court ne permettant pas de leur rendre justice, malgré la musicalité de l’artiste.

La chanson populaire Que les amants ont de peine harmonisée par Chabrier est complètement dispensable, et reste du domaine de l’anecdotique.

Pour réaliser un portrait complet, il fallait bien entendu mentionner le compositeur d’opéras, chose faite avec des extraits du Roi malgré lui. La transcription pour piano à quatre mains de la Fête polonaise par André Messager fait ressortir nombres de détails subtils, par exemple les délicieux chromatismes du début, mais reste un peu réductrice, malgré la séduction et la virtuosité des interprètes. On attend en vain l’entrée des chœurs ! Quant à la Chanson de l’alouette, dans laquelle tous les mélomanes modernes ont dans l’oreille la délicieuse Magali Léger, elle sonne ici inutilement alanguie, sans vivacité ni poésie.

Le CD se termine avec l’œuvre la plus célèbre de Chabrier, España, toujours dans une transcription pour piano à quatre mains d’André Messager, moins enivrante que la version pour orchestre.

Cet enregistrement, très probe, manque peut-être son but en voulant trop en montrer, et ne sera-t-il chéri comme il se doit que par les inconditionnels de Chabrier. Les gourmands…

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Emmanuel Chabrier (1841-1894) Fête polonaise, Villanelle des petits canards, Pastorale des cochons roses, L’île heureuse, L’enfant, Scherzo-valse, Habanera, Cortège burlesque, Mélancolie, Feuillet d’album, Ballabile, Chanson pour Jeanne, Couplets de Mariette, Chanson de l’alouette, Que les amants ont de peine, Espana. Brigitte Balleys, soprano ; Laurent Martin, Eric Cerantola, piano. 1 CD Ligia Digital Lidi 0201205-09 distribution Harmonia Mundi. Code barre 3 487549 902052. Enregistré en 2009. Notice en français-anglais. Durée 62’48

 
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