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Continuité de Mozart à Beethoven sur instruments d’époque

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756- 1791) : Sonates pour clavier et violon, en mi bémol majeur KV 380, en si bémol majeur KV 454 ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violon et clavier n° 1 en ré majeur op. 12. Hélène Schmitt, violon ; Rémy Cardinale, pianoforte. 1 CD Alpha. Ref : Alpha 177 ; enregistré à l’Heure bleue, La Chaux-de-Fonds, Suisse, en juin 2010. Code barre : 3 760014 191770. Livret en français et anglais. Durée totale : 67’27

 

Les trois sonates présentées ici sont stylistiquement assez proches. Mozart, qui avait environ 25 ans, allait bientôt atteindre sa grande maturité, et Beethoven, à 18 ans, entamait sa carrière de virtuose. Ce dernier assimilait tout le génie de son illustre prédécesseur, tout en affirmant son caractère de « je ne fais jamais de compromis », ce qui allait d’ailleurs faire de lui l’un des plus grands révolutionnaires de l’histoire de la musique. Cet enregistrement nous fait percevoir de manière plus qu’évidente ces deux éléments : la continuité dans la tradition et la direction que l’évolution initiée par Beethoven allait prendre à l’avenir.

Dans le « Rondo Allegro » de la Sonate en mi bémol de Mozart, malgré toute la grâce du thème initial, le développement est joué avec une telle violence qu’il fait penser sans aucune ambiguïté à Beethoven. Juste avant la coda, de brèves répétitions d’un motif, interprétées avec une insistance discrète, évoquent également le maître de Bonn, qui aimait utiliser le même type de procédé (mais en l’amplifiant beaucoup plus) avant le retour du thème principal dans certains morceaux. Dans KV 454 en si bémol, l’entrain et l’énergie, que dégage l’exécution, est prodigieux, y compris les impressionnantes tensions retenues dans les élégantes mélodies du mouvement lent. Tout cela aurait pu présenter un autre visage, plus « galant » et léger, si nos deux musiciens avaient fait un choix musical différent. En couplant ces deux pièces avec la première Sonate de Beethoven, tout aussi puissante que gracieuse, et en optant pour des instruments d’époque (violon Nicolò Gagliano, début des années 1760 ; pianoforte d’après Anton Walter & Sohn, Christoph Kern, 2006), et nous offrent une vision éloquente de la cohérence stylistique et interprétative des deux géants du classicisme viennois.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756- 1791) : Sonates pour clavier et violon, en mi bémol majeur KV 380, en si bémol majeur KV 454 ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violon et clavier n° 1 en ré majeur op. 12. Hélène Schmitt, violon ; Rémy Cardinale, pianoforte. 1 CD Alpha. Ref : Alpha 177 ; enregistré à l’Heure bleue, La Chaux-de-Fonds, Suisse, en juin 2010. Code barre : 3 760014 191770. Livret en français et anglais. Durée totale : 67’27

 
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