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Faste de grands motets de Lully par Leonardo García Alarcón

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Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Dies irae ; De profundis ; Te Deum. Chœur de Chambre de Namur, Millenium Orchestra, Cappella Mediterranea, Leonardo García Alarcón, direction. 1 CD Alpha 444. Enregistré en février 2018. 82:50.

 

Première incursion au disque de dans le répertoire français à travers ce programme consacré à de grands motets de , des œuvres relativement rarement enregistrées alors que le compositeur est considéré comme le père de ce genre propre au Grand Siècle.

Lully_GarciaAlarconTémoignage d’un concert donné en 2018 dans la Chapelle royale du Château de Versailles, ce programme proposé par et ses habituels musiciens du , du et de membres de Cappella Mediterranea pour assurer le continuo met en regard plusieurs grands motets de . Cette publication s’inscrit par ailleurs dans le cadre des commémorations en 2019 du 350ᵉ anniversaire de l’Académie Royale de Musique dont Lully fut le directeur de 1672 à sa mort.
Bien qu’il ne fût jamais Sous-maître de la Chapelle royale, Lully, Surintendant de la Musique du Roi à partir de 1661, composa onze grands motets (ou motets à double chœur : un « petit chœur » de solistes, un « grand chœur » et orchestre) à l’occasion d’évènements politiques et militaires ou pour célébrer une naissance ou une mort au sein de la famille royale.

On trouve sur ce disque d’une part le Dies irae et le De profundis, qui furent exécutés lors des funérailles de la reine Marie-Thérèse le 1er septembre 1683, d’autre part le Te Deum, célèbre notamment parce qu’il est à l’origine de la mort de Lully quelques semaines après que le compositeur se soit blessé l’orteil en le dirigeant le 8 janvier 1687 pour fêter la guérison de Louis XIV !

L’interprétation de Leonardo García Alarcón est somptueusement réalisée, contrastée, doublée d’une prise de son magnifique, les musiciens, solistes, chœur, orchestre sont investis et l’ensemble a beaucoup d’allure mais la différenciation entre les deux motets funèbres et le motet festif ne saute pas tant que ça aux oreilles, instrumentation exceptée. Le chef privilégie une approche résolument solennelle, fastueuse, théâtrale au détriment à notre goût d’une certaine religiosité. Une réserve donc sur un enregistrement qui reste néanmoins plaisant et séduisant à écouter, d’autant que les versions ne sont pas légions.

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Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Dies irae ; De profundis ; Te Deum. Chœur de Chambre de Namur, Millenium Orchestra, Cappella Mediterranea, Leonardo García Alarcón, direction. 1 CD Alpha 444. Enregistré en février 2018. 82:50.

 
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