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Sir Edward Elgar [1857 – 1934], compositeur

Aujourd’hui encore, ils sont deux. Sir , né le 2 juin 1857 (Worcester) et Johann Strauss fils, mort le 2 juin 1899. Si on ne présente plus le roi de la valse, né le 25 octobre 1825, quelques mots en revanche sur Sir , mort le 23 fév. 1934. Autodidacte, si l’on excepte quelques leçons de violon tardives, il s’initia à la musique près de son père, qui était organiste et marchand de musique à Worcester. C’est ainsi qu’il apprit l’orgue, le violon, le basson, et qu’il réussit à obtenir quelques emplois dans des orchestres locaux. Il devint également le suppléant de son père à l’Église St-George, avant de lui succéder en 1885.

Il ne se consacra entièrement à la composition qu’en 1889, à l’âge de 32 ans. Il s’affirma avec l’oratorio « Lux Christi » (1896), et acquit rapidement une grande réputation dans son pays, surtout après les premières auditions des variations « Enigma » (1899), et de l’oratorio « The Dream of Gerontius » (festival de Birmingham, 1900), l’une et l’autre sous la direction de Hans Richter, son ami et fidèle interprète.

L’œuvre vocale d’Elgar comporte quatre oratorios (« Lux Christi » (1896), « The Dream of Gerontius » (1899), « The Apostels » (1900) et « The Kingdom » (1906)), six cantates, des hymnes et diverses pièces de musique sacrées, une quarantaine de chœurs a cappella, des musiques de scènes et des mélodies.

Parmi ses œuvres instrumentales figurent des sonates pour violon et piano, un quintette, un quatuor à cordes, un concerto pour violon et orchestre (op. 61), un pour violoncelle et orchestre (op. 84), deux ouvertures symphoniques (« Cockaigne » op. 40 ; 1901) et « In the South » (op. 50, 1903), deux suites pour orchestre (op. 1a et 1b ; 1907 et 1908), une « Elegy » pour cordes (1909) et deux symphonies, « Variations on an Original Theme (Enigma) » (1899 ; op. 36) et « Falstaff » (études symphoniques ; op. 68 ; 1913).

D’une façon générale, ses pièces ont été influencées par le style de Wagner et celui de Brahms, tout en comportant des caractères nationaux très marqués. C’est peut-être ce qui explique que, depuis le début du siècle, Elgar est considéré en Angleterre comme l’un des plus grands compositeurs de son temps, et que ses œuvres apparaissent régulièrement dans les programmes britanniques, alors qu’il est bien moins connu dans le reste de l’Europe.

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