Anna Magdalena, Le Bachfilm

À emporter, Cinéma et vidéo, DVD

Le Bachfilm. Réalisation : et (1967). : ; : . 2 DVDs, Editions Montparnasse-Editions Ombres/Belav Film. Code-barre : 3346030025635. Langue : version allemande, française, anglaise, italienne et néerlandaise. PAL 16/9 et 4/3, son PCM et stéréo. Zone : toutes. Durée : 3h19

 

Derrière le titre Bachfilm de ce DVD se « cache » le film le plus célèbre (et grand public) du couple de réalisateurs et , leur Chronique d’, sorti sur les écrans en 1968. Tourné l’année précédente en noir et blanc, le film, dont la gestation fut longue (le projet remonte à 1954) s’attache à évoquer sommairement, mais de manière précise, la vie de à travers le récit, en voix off, de sa seconde épouse (de 1721 à 1750), Anna Magdalena. Sur cette chronique, narration, Straub et Huillet montrent à l’écran des gravures de lieux où vécu ou séjourna JS. Bach, de partitions, manuscrits et filment de longues scènes de musique, l’élément primordial du film : Bach au clavecin (seul, en musique de chambre ou en concerto), à l’orgue, ou dirigeant de la musique vocale, dans différents cadres : privé, à l’église, ou à la cour de ses employeurs (le prince d’Anhalt-Cöthen par exemple). Cette démarche assez radicale et austère des réalisateurs peut rebuter, ennuyer même, l’œuvre étant par ailleurs essentiellement filmée en plans-séquences, du fait de l’enregistrement de la musique en direct, les dialogues quasiment absents.

Les biopics de compositeurs sont rarement convaincants. Celui-çi est sauvé par l’originalité et l’intégrité du projet, ainsi que par la présence judicieuse, non d’acteurs professionnels, mais d’interprètes qui marquèrent dans la deuxième moitié du XXe siècle le renouveau de la musique ancienne et baroque : avant tout , dans le rôle de Bach (qui n’avait à l’époque pas la notoriété qu’on sait), mais aussi dans celui du prince Leopold d’Anhalt-Cöthen.

Cette réédition en 2013 à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Jean-Marie Straub (Danièle Huillet est disparue en 2006) est surtout intéressante pour les documents qui complètent le film : un DVD de bonus avec notamment des témoignages recuellis à l’été 2012 (manque malheureusement celui de Leonhardt, mort en janvier de cette même année), et un livre contenant le précieux découpage intégral du film, ainsi que divers textes et entretiens.

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