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L’organiste Helga Schauerte poursuit son intégrale Bach

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : les 18 chorals de Leipzig BWV 651 à 667 ; 16 chorals harmonisés ; Choral « Quand nous sommes dans une extrême détresse » BWV 668a ; Fantaisie et fugue en sol mineur BWV 542 ; Fantaisie et fugue en ut mineur BWV 537 ; Fantaisie en ut mineur. Helga Schauerte à l’orgue Möller (1738) de l’église abbatiale de Marienmünster (Westphalie) et à l’orgue Klausing de la klosterkirche de Oelinghausen (Westphalie). 2 CDs Syrius SYR 141464 et SYR 141458. Codes barre : 3491421414649 et 3491421414588. Enregistré en septembre 2012 et septembre 2013. Livrets trilingue français anglais allemand. Durée totale : 70’45 + 71’42.

 

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L’intégrale de l’œuvre d’orgue de Bach en cours de réalisation par chez Syrius propose les volumes 8 et 9, avec essentiellement l’Autographe de Leipzig renfermant les 18 grands chorals.

Lorsque Bach vécut à Weimar, il composa de très nombreuses pièces pour orgue, étant attaché comme organiste à la chapelle du château, avec un orgue placé dans une galerie supérieure qui fit nommer ce lieu : Château du ciel. Bach écrit alors des chorals fortement développés et factures diverses. Par la suite, installé à Leipzig à la fin de sa vie, il revint sur ces œuvres de jeunesse en les aménageant, mais guère, afin d’élaborer l’Autographe de Leipzig rassemblant 18 fameux chorals.

Ces chorals sont ici judicieusement présentés et entourés des harmonisations à 4 voix de leurs diverses mélodies, ce qui permet immédiatement de garder en mémoire le thème avant de passer à l’écoute du choral proprement dit. En plus en guise de portique pour chaque CD, comme Bach lui-même le fit pour les chorals du dogme dans la troisième partie de sa Klavier-übung, l’organiste place une grande pièce Fantaisie au début, et Fugue à la fin. On apprécie la démarche qui permet de se replacer dans un contexte musical cohérent.

Le choix des orgues est très intéressant, inédits au disque à ce jour : Un premier essentiellement daté de 1738 propose un diapason élevé et un tempérament assez marqué mais que la musique de Bach accepte bien, en lui donnant un relief supplémentaire. Un second instrument plus ancien remontant pour ses parties les plus anciennes à la fin du XVI° siècle propose également un diapason élévé et un tempérament proche du mésotonique. Quelques idées reçues tombent alors ici concernant ces paramètres soi-disant contraires à la musique de Bach, qui s’en accomode pourtant fort bien.

Le jeu d’ est comme à l’accoutumé vivant et très expressif, tenant en haleine l’auditeur avide de redécouvrir ces pages portant souvent enregistrées. Les registrations sont recherchées et souvent originales. La prise de son de Bernard Neveu est comme d’habitude très limpide, proche des instruments, idéale pour la polyphonie et au travers de laquelle il sait conserver le rayonnement acoustique que procure la réverbération naturelle des lieux.

Une très belle intégrale en cours de réalisation dont on ne manquera pas de suivre la suite des volumes.

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