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Valéry Aubertin joue ses œuvres pour orgue à Notre-Dame de Gray

À emporter, CD

Valéry Aubertin (né en 1970) : Passage de l’oubli ; Sonate n° 5 ; Six notations ; Sonate n° 3 ; Ma l’ombra sol ; Te lucis ante terminum. Valéry Aubertin à l’orgue historique Valentin-Riepp-Callinet-Muno en la basilique Notre-Dame de Gray (Franche-Comté). 1 CD JFP 1604. Enregistré en en septembre et octobre 2015. Livret en français. Durée totale : 70’55.

 

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Le compositeur nous invite à un « voyage au fond de soi », autour du bel orgue restauré de Gray en Franche-Comté. Pour entrer dans ce monde particulier et complètement original, il suffit de se laisser guider par son discours qui parle immédiatement au cœur.

Né en 1970, gravit les échelons habituels de ses études pour accéder au premier plan de la vie musicale, de la composition et de l’interprétation, ici à l’orgue, de ses propres œuvres. Ce disque rassemble quelques œuvres plutôt récentes ainsi que d’autres plus anciennes. L’étude de chaque pièce demanderait de longs commentaires, aussi une agréable solution est plutôt de se laisser porter instinctivement par ce que nous envoie cette musique, soutenue par un orgue d’esthétique plutôt baroque dont nous dit qu’il lui apporte une inspiration toute particulière. Cela nous fait découvrir que finalement, oui, l’orgue ancien est apte à traduire un discours résolument moderne, qui de manière habituelle ne peut être conçu que sur un instrument contemporain voire symphonique.

L’auteur écrit en harmonie avec l’orgue de Gray, mettant en valeur les divers timbres et mélanges d’un instrument remontant en grande partie à 1834 remodelé par Joseph Callinet, grand facteur d’orgue alsacien. L’excellente restauration du début des années 90 confiée à Jean-François Muno a respecté l’esthétique Callinet pour offrir à l’auditeur un instrument coloré et riche de possibilités. On se plait même à penser que les œuvres de Valéry Aubertin sont celles qui conviennent le mieux à cet instrument.

Le discours est sans concession, moderne, avant-gardiste à certains moments, c’est l’expression même d’un artiste qui parle et transmet ses émotions directement à l’auditeur. Il puise son inspiration dans la poésie, la peinture ou des évènements de la vie comme cette émouvante pièce Passage de l’oubli, pour Jean-François Muno et son épouse à la mémoire de leur fille Bénédicte. En résumé une musique intérieure et profondément humaine.

Comme à son habitude, Jean-François Pontefract offre une prise de son généreuse et musicale au possible.

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