Mario Hacquard chante Beethoven

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Beethoven – Lieder. Chansons écossaises, irlandaises et galloises. Mario Hacquard, baryton. Claude Collet, piano. Franck Della Valle, violon. Frédéric Deville, violoncelle. 1 CD Integral/Polymnie. POL 160 328. 73’41’’. Avril 2004.

 

Mario Hacquard chante Beethoven« C’est la symphonie où je suis dans mon élément à moi. Quand j’entends quelque chose en moi, c’est toujours le grand orchestre … ».

Pourtant, lorsque Beethoven parvient à assimiler le texte il est capable des plus grandes réussites vocales, notamment dans l’Ode à la joie ! Même s’il prend encore soin de mettre en avant l’orchestre avant de faire éclater le chœur … Les œuvres vocales du compositeur sont invariablement soumises à cette retenue, là où Mozart ou Schubert ont réussi dès le départ, Beethoven peine à conjuguer verbe et musique. Ce n’est pas pour autant que l’on doit négliger la production d’un des plus grands romantiques du XIXe siècle. C’est ce à quoi le baryton accompagné de Claude Collet au piano nous invitent dans ce disque en nous offrant une des plus belles palettes représentatives de la production vocale du compositeur allemand.

« Premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, a poursuivi ses études à l’Ecole d’Art lyrique de l’Opéra de Paris. A côté de sa carrière de chanteur d’opéra et de mélodiste, il développe une importante activité dans le domaine de la musique médiévale, créant l’Ensemble A Rebours, spécialisé dans la musique ancienne, qu’il dirige dans les grands festivals. »

La programmation de ce disque s’articule autour de trois thèmes essentiels à la compréhension de la production mélodique de Beethoven. Tout d’abord les Lieder avec, en premier lieu, le très célèbre cycle « An die ferne Geliebte » qui trouve une place privilégiée puisque le compositeur lui-même aurait voulu écrire les textes ! Viennent ensuite deux Mélodies en français dont le « Que le temps me dure » sur un texte de Jean-Jacques Rousseau. L’Italie est aussi à l’honneur avec quelques lieder sur des textes de Metastasio « L’Amante impaziente » op. 82 ou de Giuseppe Carpani « In questa tomba oscure » WoO 133. Puis on s’intéresse aux poèmes spirituels dont « Bitten » (Prière), « Die Liebe des Nächsten » (L’Amour du prochain) ou « Busslied » (Chant de pénitence). Le récital se conclut sur quelques chansons d’inpiration traditionnelle avec des arrangements de chants populaires irlandais, écossais puis gallois. Ces derniers composés en trio de piano, violon et violoncelle nous font découvrir un Franck Della Valle au violon et un Frédéric Deville au violoncelle dans un exercice difficile d’accompagnement. Le résultat est bon même si les difficultés de dialogue entre voix et instruments font apparaître quelque fois quelques petites fautes de rythme ou d’intention.

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