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Mikis Theodorakis le Grec

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Mikis Theodorakis le Grec. Documentaire en 2 parties les premières années 1950-1970 et Documentaire de 1970 à nos jours. Réalisateur et concepteur non précisés. Sous-titrage en grec, anglais, français, allemand, espagnol et italien. 2 DVD FM Records FM 1707 Zone 2. TT : 1h50’et 1h46’.

 

Bonne idée que de songer avec ce documentaire en deux parties au 80e anniversaire du compositeur et homme politique grec Mikis Theodorakis, connu en France comme un des chantres de la démocratie hellène face à la dictature des Colonels, créateur de nombreuses chansons engagées interprétées par Nana Mouskouri, Maria Farantouri ou Melina Mercouri, des musiques des films de Costa Gavras ou encore de la cantate Canto General, sur des poèmes de Pablo Neruda. Mais dès l’introduction les fautes à répétitions du sous-titrage, qui arracheraient un sourire au téléspectateur le plus indulgent, fatiguent. Que les anglais, italiens et espagnols se rassurent, les traductions dans ces idiomes ont été faites avec aussi peu de rigueur.

Autour des commentaires de Theodorakis sur la créativité, la politique, la démocratie ou la spécificité grecque contemporaine les interventions de ses collaborateurs auraient pu être intéressantes si… Si leurs noms et qualités avaient été traduits. La piètre qualité de l’image et l’absence de tout commentaires contemporains créent une certaine gène, jusqu’à que l’on comprenne que toutes ces interviews ont été réalisées en… 1995, soit pour les 70 ans du compositeur! L’absence de déroulement chronologique logique – on jongle allègrement entre les années dans le 1er volume, la juxtaposition d’images dures (exécutions sommaires dans la Chine de la Révolution Culturelle, découverte des charniers des camps de concentration nazis, …) avec les chansons revendicatives des années 50/60 ou l’absence d’explications et d’extraits d’œuvre phares de Theodorakis achèvent la preuve de l’inutilité d’un tel documentaire.

Le 2nd volume qui prétend couvrir des années 70 à nos jours s’arrête en 1995, forcément. Il faut dire qu’en 2003 Mikis Theodorakis a vu le Prix Nobel de la Paix lui filer sous le nez – alors qu’il était favori- suite à des propos trop indulgents sur le jugement de Milosevic.

On peut penser rattraper sa peine sur les « extras », que nenni. Si ce n’est une chorégraphie inspirée de l’art de Preljocaj, la discographie de Theodorakis bénéficie d’une présentation des plus sommaires, et les photos sont loin d’avoir un quelconque intérêt. Theodorakis dans ce documentaire regrette que les artistes grecs de ce siècle (Gavras, Cacoyannis, Angelopoulos, Mercouri, Pappas, Cavafy, Solomos, Eleutys …) n’aient pas en occident l’audience qu’ils méritent. Avec un double DVD fait avec autant d’indigence, FM Records ne risque pas de renverser cette tendance.

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