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Augustin Dumay et Dimitris Saroglou, l’art du duo

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Chaumont-en-Vexin, église. 27-V-2006. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour violon et piano en sol majeur K301. Johannes Brahms (1833-1896) : Sonate pour violon et piano en ré mineur n°3 op. 108. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violon et piano en sol majeur n°10 op. 96. Maurice Ravel (1875-1937) : Tzigane. Augustin Dumay, violon. Dimitris Saroglou, piano.

Le Festival du Vexin, programmateur de ce concert, mérite d’être mieux connu : Pas moins de six semaines de concerts dans cette région à la fois historique et quelque peu oubliée entre la banlieue parisienne, la Normandie et la Picardie. Plusieurs grands noms s’y bousculent, dont Augustin Dumay ce soir là.

Comme à l’accoutumée le célèbre violoniste, actuellement « exilé » en Belgique, a choisi un programme fait de classiques et pavés du répertoire. Il faut bien sûr toujours se confronter aux grands piliers mais un peu de fantaisie aurait bien été de mise. Son jeu et son interprétation ne souffrent aucune comparaison avec ses illustres aînés ou contemporains tant son approche reste engagée et personnelle.

Début en demi-teinte avec Mozart, qui manquait de nuances malgré une mise en place irréprochable et un vibrato finement dosé. Il est vrai que dans le K301 le piano a la part belle, l’occasion de découvrir , directeur artistique du festival, mais aussi grand défenseur de la musique contemporaine (au sein de l’ensemble TM+) et pédagogue (il enseigne dans un conservatoire d’arrondissement parisien). Loin d’être un accompagnateur effacé ou de vouloir écraser son comparse, l’équilibre entre les deux musiciens est quasiment idéal.

Equilibre confirmé par la redoutable Sonate n°3 de Brahms, toute en demi-teinte au piano, bien plus véhémente au violon, loin des versions plus sirupeuses qu’on veut bien nous asséner de ce compositeur. L’ultime sonate de Beethoven est du même tonneau, les partenaires faisant jeu égal dans une vision ferme et dégagée de tout pathos inutile.

Le public pouvait s’attendre à un final échevelé avec Tzigane de Ravel, il ne fut pas déçu. force le trait « tzigane » de la partition en interprétant la vaste cadence initiale avec moult rubato, et l’apparition tardive du piano s’apparente à un remake musical de Tom et Jerry tant les deux instrumentistes semblent se courir l’un derrière l’autre. Une forme d’ironie de la virtuosité qu’avait voulu Ravel, et que nos deux complices d’un soir ont parfaitement compris.

Le festival du Vexin est riche d’évènements jusqu’au 9 juillet. Pour plus de renseignements : www. festivalduvexin. com

Crédit photographique : © Somsack Intrala

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Chaumont-en-Vexin, église. 27-V-2006. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour violon et piano en sol majeur K301. Johannes Brahms (1833-1896) : Sonate pour violon et piano en ré mineur n°3 op. 108. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violon et piano en sol majeur n°10 op. 96. Maurice Ravel (1875-1937) : Tzigane. Augustin Dumay, violon. Dimitris Saroglou, piano.

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