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Schubert au XXe siècle par Jean-Guihen Queyras et Alexandre Tharaud

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Franz Schubert (1797-1828) : Sonate pour arpeggione (violoncelle) et piano en la mineur D821. Anton Webern (1883-1945) : Trois Petites Pièces pour violoncelle et piano op. 11. Franz Schubert : Die Vögel D691 ; Sonatine pour piano et violon op. posth. 137 ; Wiegenlied op. 98 D498. Alban Berg (1885-1935) : Quatre pièces pour violoncelle et piano op. 5 . Franz Schubert : Nacht und Träume op. 43/2 D827. Jean-Guihen Queyras, violoncelle ; Alexandre Tharaud, piano. 1 CD Harmonia Mundi. HMC 901930. enregistré en 2006. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 56’31’’.

 

Nous connaissons tous le talent de , nous l’avons entendu avec ravissement dans une interprétation de la Sonate pour violoncelle seul de Kodály et récemment dans des œuvres plus classiques comme les Sonates de Haydn. Le violoncelliste a aussi donné un extraordinaire Concerto pour violoncelle en si mineur op. 104 de Dvorak en octobre dernier à Liège. Si l’artiste se forge une carrière discrète, car peu intéressé par son image médiatique, il ne constitue pas moins une très grande référence dans l’Art de distiller les interprétations d’œuvres de toute époque avec une régularité surprenante. Il faut en effet reconnaître le tour de force réalisé, passer d’une époque à l’autre, de Haydn à Kodály il existe un monde, et nous ne parlons pas de ce qui nous intéresse ici, de Schubert à Webern ou encore Berg…

Surprenant Queyras qui, associé à un non moins méritant au piano, nous offre une programmation exemplaire. Comment, en effet, oser unir dans un même disque les préoccupations d’un , d’un ou d’un  ? Serait-ce un hommage à l’Autriche ? Une sorte de pèlerinage en Terre Sainte de la bonne musique de chambre ? Non, l’objectif est bien plus subtil, car les trois compositeurs autrichiens se rejoignent sur les références culturelles viennoises : à commencer par la danse, omniprésente : valse macabre chez Webern (seconde pièce), furtive chez Berg (troisième pièce), Ländler chez Schubert. Puissante programmation qui construit aux travers des Lieder de Schubert un pont en or entre la musique du XIXe et celle du XXe siècle.

Ce disque est à conseiller à tous ceux que la musique du XXe siècle laisse froids. Ecoutez simplement s’exprimer avec ses successeurs afin d’en tirer la bénéfique substance. En prime vous vous découvrirez certainement une nouvelle passion, l’Art Nouveau…

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Franz Schubert (1797-1828) : Sonate pour arpeggione (violoncelle) et piano en la mineur D821. Anton Webern (1883-1945) : Trois Petites Pièces pour violoncelle et piano op. 11. Franz Schubert : Die Vögel D691 ; Sonatine pour piano et violon op. posth. 137 ; Wiegenlied op. 98 D498. Alban Berg (1885-1935) : Quatre pièces pour violoncelle et piano op. 5 . Franz Schubert : Nacht und Träume op. 43/2 D827. Jean-Guihen Queyras, violoncelle ; Alexandre Tharaud, piano. 1 CD Harmonia Mundi. HMC 901930. enregistré en 2006. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 56’31’’.

 
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